17.01.2012 à 14:24

NeurologieAvoir un bras cassé modifie le cerveau

Des chercheurs de l'Université de Zurich ont montré que les zones du cerveau liées au bras cassé rétrécissent après quelques jours. Un membre blessé ne doit donc pas être immobilisé plus que nécessaire.

Ces résultats peuvent servir pour soigner les séquelles liées aux attaques cérébrales, estiment les chercheurs.

Ces résultats peuvent servir pour soigner les séquelles liées aux attaques cérébrales, estiment les chercheurs.

Keystone

Avec un bras immobilisé dans un plâtre, les zones du cerveau contrôlant l'autre bras commencent à prendre de l'importance après quelques jours seulement.

L'équipe du professeur Lutz Jäncke a examiné dix droitiers qui s'étaient cassés le bras droit, indique l'Université de Zurich mardi. Les patients ne pouvaient pas bouger leur bras à cause d'un plâtre ou d'une attèle. Pour les tâches quotidiennes, ils étaient donc contraints de recourir à leur bras gauche.

Les médecins ont effectués des IRM (imagerie par résonance magnétique) une première fois 48 heures après la blessure et une seconde fois 16 jours après la mise au repos du bras. Ils ont ensuite calculé les changements dans les substances grise et blanche ainsi qu'au niveau du cortex.

Soigner des paralysies

Ils ont pu observer une diminution significative des substances grise et blanche dans les zones du mouvements de la moitié gauche du cerveau - celle qui contrôle le bras droit. De l'autre côté, la substance cérébrale a augmenté, selon l'étude publiée dans la revue Neurology.

Ces résultats peuvent servir pour soigner les séquelles liées aux attaques cérébrales, estiment les chercheurs. Ces épisodes laissent souvent apparaître des paralysies à un bras du patient. Une approche thérapeutique serait d'immobiliser le bras intact pour renforcer le bras touché.

Aspects négatifs

«Mais notre étude montre aussi qu'il y a des aspects négatifs», souligne un des auteurs dans le communiqué. Il est important qu'un membre blessé ne soit pas immobilisé plus longtemps que nécessaire.

L'étude zurichoise ne s'est intéressée qu'aux changements survenus pendant l'immobilisation. Elle ne dit pas si ces modifications sont réversibles après la guérison.

(ats)

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