05.08.2013 à 08:32

SyrieBachar al-Assad écrasera la rébellion d'une «main de fer»

Le président Bachar al-Assad a exprimé dimanche soir sa détermination à écraser d'une «main de fer» la rébellion, quelques jours après avoir affiché l'image d'un régime sûr de la victoire.

Manifestation de partisans de Bachar al-Assad.

Manifestation de partisans de Bachar al-Assad.

AFP

Bachar al-Assad ne change pas de discours. Il reste déterminé à écraser d'une «main de fer» la rébellion.

Ceux que le président syrien nomme les «terroristes» tentent depuis deux ans de le renverser.

«Aucune solution ne peut être trouvée avec le terrorisme, excepté en le réprimant avec une main de fer», a déclaré le président Assad au cours d'une rare allocution à la télévision publique.

Dans son discours d'une durée de 45 minutes, le président a encouragé les forces armées à continuer à combattre les rebelles, qualifiés de terroristes par le régime. «La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille», a-t-il lancé.

Fort de deux importants succès militaires, Bachar al-Assad avait déjà adressé jeudi un message aux militaires à l'occasion de la fête de l'armée. «Si en Syrie nous n'étions pas sûrs de la victoire, nous n'aurions pas eu la capacité de résister et nous n'aurions pas pu poursuivre (la bataille)» après plus de deux ans de guerre, avait-il souligné.

Il avait aussi effectué un rare déplacement hors de Damas dans un ex-bastion rebelle et les autorités avaient diffusé des images de lui saluant des soldats.

Aucun rôle pour la Coalition nationale

Peu avant son intervention télévisée de dimanche, le président Assad avait partagé un «iftar» avec des personnalités politiques et religieuses de Syrie, saluant le peuple syrien qui «s'est rangé du côté de l'armée», selon l'agence SANA.

Pendant cet iftar - repas de rupture du jeûne, au coucher de soleil, pendant le mois de ramadan - «le président Assad a prononcé un discours, dans lequel il a «parlé des derniers développements dans la crise en Syrie et des réalisations héroïques de l'armée syrienne dans la défense du pays».

Au cours de son allocution télévisée, Bachar al-Assad a par ailleurs estimé que la Coalition nationale syrienne (opposition) a échoué et qu'elle n'a aucun rôle à jouer dans la recherche d'une solution pour mettre fin au conflit qui ensanglante le pays depuis 28 mois. Selon lui, elle «n'est pas fiable» et est «à la solde de plus d'un pays du Golfe».

En mars 2011, la Syrie avait connu un mouvement de protestation pour exiger sans succès des réformes démocratiques. Le régime avait déclenché une brutale répression contre l'opposition, qualifiant systématiquement les opposants et les rebelles de «terroristes» et refusant d'admettre l'existence d'une révolte populaire.

La contestation populaire s'est ensuite transformée en insurrection armée qui a fait plus de 100'000 morts selon l'ONU.

L'opposition syrienne a affirmé dimanche qu'elle était prête à coopérer à «une enquête impartiale» sur les crimes de guerre commis dans le conflit syrien, répondant ainsi à un appel de Navi Pillay, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme.

Dizaines de morts

Cinq membres d'une famille favorable au régime ont par ailleurs été assassinés dimanche par des hommes armés dans le nord de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Dans l'ouest du pays, une bataille entre rebelles et forces du régime a causé le même jour la mort d'au moins 30 personnes des deux camps, a également annoncé l'OSDH, et une voiture piégée a explosé à un poste de contrôle de l'armée dans le quartier de Boustane al-Dour, au sud de Damas.

Les forces du régime ont continué leur bombardement de Barzé (nord) et Jobar (est), a précisé l'OSDH qui a fait également état de combats dans le Jabal al-Akrad, dans la province de Lattaquié, au cours desquels 12 rebelles et 19 soldats et supplétifs ont trouvé la mort. Et à Ariha, dans la province d'Idleb (nord-ouest), quatre personnes, dont un enfant, ont été tués dans un bombardement, toujours selon la même source.

(ats)

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