JO de RIo: Bacsinszky et Hingis en ont pleuré de bonheur
Actualisé

JO de RIoBacsinszky et Hingis en ont pleuré de bonheur

Battues en finale du double, les Suissesses ont reçu dimanche leur médaille d’argent olympique à Rio. Ainsi qu’un trop-plein d’émotions.

par
Oliver Dufour
Rio de Janeiro
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Martina Hingis et Timea Bacsinszky ont relâché la pression au moment de recevoir leur médaille d'argent.

Martina Hingis et Timea Bacsinszky ont relâché la pression au moment de recevoir leur médaille d'argent.

Keystone
Martina Hingis et Timea Bacsinszky ont relâché la pression au moment de recevoir leur médaille d'argent.

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Martina Hingis et Timea Bacsinszky ont relâché la pression au moment de recevoir leur médaille d'argent.

Martina Hingis et Timea Bacsinszky ont relâché la pression au moment de recevoir leur médaille d'argent.

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Il n’a manqué que la dernière marche au duo formé par Timea Bacsinszky et Martina Hingis dans le tournoi olympique de tennis, dimanche après-midi.

En finale, dans l’OTC tristement boudé par les spectateurs, la Vaudoise et la Saint-Galloise ont été dominées par la paire Russe formée d’Ekaterina Makarova et d’Elena Vesnina, victorieuses en deux sets, 6-4 6-4.

Tout heureuses de se retrouver en finale, les Suissesses n’ont pas ruminé bien longtemps leur déception. En conférence de presse, après avoir reçu leur médaille sur le podium à-même le court, Bacsinszky et Hingis n’ont pas mis bien longtemps à être submergées à nouveau par les émotions qui les avaient étreintes une fois distribués les derniers coups de raquette.

«Encore une fois, ça a été un voyage incroyable, a souri Martina Hingis. On a progressé un peu contre toute attente, à partir du moment où j’ai passé ce coup de fil: «Hey, Timi, tu ne voudrais pas jouer avec moi à Rio?». On s’est améliorées match après match et c’est déjà incroyable de se retrouver avec l’argent, après avoir sauvé deux balles de match en demi-finale. C’est quelque chose qui nous restera pour toujours et dont nous pouvons être extrêmement fières», a confié la No 1 mondiale de double, âgée de 35 ans, la gorge serrée.

De l’agacement pour commencer

Pour sa coéquipière vaudoise, l’émotion n’était pas moins intense, bien que la Lausannoise ait commencé par pénétrer dans la salle en pestant contre l’organisation, qui avait eu le malheur – encore! – de se tromper dans l’orthographe de son patronyme (sans le Z réglementaire) sur sa plaquette nominative à la table de conférence.

«Ce n’est pas de ma faute si c’est compliqué! Mince, ce n’est quand même pas compliqué de le recopier juste, non? C’est la deuxième fois!», a-t-elle lancé à la modératrice, qui s’est immédiatement confondue en excuses. L’émoi a fini par rattraper Timea Bacsinszky lors de son tour de parole, après qu’elle ait fait semblant de râler encore, cette fois à propos des griffures sur sa médaille. «Remboursez!»

«J’aimerais particulièrement remercier tous les autres athlètes suisses et toutes les personnes dans la maison suisse. Ils nous ont fait des collages avec du scotch brun, représentant le Christ Rédempteur et un petit drapeau suisse qui n’arrêtait pas de grimper au fil de nos matches. J’ai mis des photos sur mes réseaux sociaux. Et on a reçu plein de félicitations. C’est ce qui est incroyable. On joue ensemble, donc on est une équipe, c’est différent que de jouer pour soi. Là c’est pour la Suisse, ce beau pays qui est là», a revendiqué la No 15 mondiale, les yeux humides, en désignant le petit drapeau rouge à croix blanche de son survêtement. On peut avoir des biens matériels, plein de choses qu’on peut acheter avec de l’argent, mais ça, ça n’a pas de prix et ça restera pour toujours.»

«Je la travaille pour Tokyo!»

Peu avant de s’enlacer et de verser quelques larmes, les deux coéquipières avaient évoqué un peu leur avenir. Toutes deux seront en lice dans le tournoi de Cincinnati, qui démarre lundi.

Mais elles ne joueront pas ensemble en double. «Le simple est encore la priorité de Timea, a expliqué Hingis. Mais il est très probable que nous jouions encore ensemble dans le futur.»

Un journaliste anglais a tenu à savoir si ça pourrait encore être le cas aux Jeux de Tokyo, dans quatre ans. «Je ne peux pas répondre à ça maintenant, a rétorqué la Saint-Galloise. Il y a dix ans, si vous m’aviez demandé si je serais aux JO à Rio en 2016, je vous aurais traité de fou parce que je n’avais pas joué depuis six ans!» Avec un grand sourire, Bacsinszky a alors interrompu sa partenaire pour lancer devant une assistance hilare: «Je la travaille pour ça! Je lui ai demandé pour Tokyo. J’y travaille».

Après tout, pourquoi pas?

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