04.09.2020 à 00:11

DiplomatieLe Bahreïn autorise les vols Israël/Émirats

Le Bahreïn va autoriser tous les vols au départ ou à destination des Émirats arabes unis au-dessus de son territoire, y compris les liaisons avec Israël.

Le roi de Bahreïn (archive)

Le roi de Bahreïn (archive)

AFP

Le Bahreïn a annoncé jeudi soir qu’il allait autoriser les Émirats arabes unis à survoler son territoire même en provenance et à destination d’Israël, trois jours après le premier vol direct entre ces deux pays et au lendemain d’une décision similaire de l’Arabie saoudite.

«Bahreïn va autoriser tous les vols au départ ou à destination des Émirats arabes unis au-dessus de son territoire», a rapporté l’agence officielle Bahrain News Agency, citant un officiel au ministère des Transports.

Cette annonce intervient après l’accord de normalisation des relations entre les Émirats et Israël annoncé le mois dernier par le président américain Donald Trump avec à la clé la promesse d’échanges commerciaux.

Vol cargo

Cette semaine un «premier vol commercial direct» entre les deux pays et au départ de Tel-Aviv s’est posé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, après avoir survolé de surcroît l’espace aérien de l’Arabie saoudite, pays du Golfe qui n’entretient pas de relations officielles avec Israël.

Le transporteur israélien El Al a annoncé jeudi un vol cargo dès septembre pour les Émirats. Un Boeing 747 doit décoller le 16 septembre de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv pour faire un crochet par Liège, en Belgique, avant de se rendre à Dubaï, aux Émirats arabes unis, a indiqué EL Al.

Bahreïn et l’Arabie saoudite n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël. Ryad conditionne l’établissement des relations avec Israël à un accord de paix israélo-palestinien.

Abbas: personne ne peut parler «au nom du peuple palestinien»

Personne ne peut parler au «nom du peuple palestinien», a affirmé jeudi soir le président Mahmoud Abbas en réaction à la décision des Émirats de normaliser leurs relations avec Israël, lors d’une réunion inédite des factions palestiniennes, incluant le Hamas.

Les Palestiniens accusent Abou Dhabi de trahison et de violation du consensus arabe qui faisait du règlement du conflit israélo-palestinien une condition préalable à la normalisation des relations avec l’État hébreu.

«Nous ne pouvons accepter qu’on parle en notre nom, nous ne l’avons jamais permis et ne le permettrons jamais», a déclaré le président palestinien, lors de cette réunion, la première réunissant Mahmoud Abbas et le chef du mouvement islamiste Hamas, Ismaïl Haniyeh, depuis 2013.

(AFP/NXP)

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