13.09.2016 à 10:14

CroissanceBAKBASEL relève ses prévisions à 1,6%

L'économie suisse poursuit son embellie. Le produit intérieur brut a augmenté sur trois mois.

(Photo d'illustration).

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Keystone

L'économie suisse a poursuivi son embellie au premier semestre. L'institut BAKBASEL révise de ce fait à la hausse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB). Pour 2016, il table désormais sur une progression de 1,6% contre 1% prévu en juillet.

L'année prochaine, le PIB helvétique devrait connaître une accélération de 1,7% contre 1,5% anticipé précédemment, indique BAKBASEL mardi dans un communiqué. En 2018, l'augmentation devrait se chiffrer à 2%.

Prévisions optimistes

Les prévisions de BAKBASEL sont plus optimistes que celles de son homologue zurichois. Le KOF table lui sur une croissance du PIB de 1% en 2016 et de 1,9% en 2017. De son côté, Credit Suisse calcule une hausse de 1% cette année et de 1,5% en 2017. UBS est un peu plus pessimiste avec 0,9% pour 2016 et 1,3% pour 2017.

Ces chiffres revus à la hausse s'expliquent essentiellement, selon l'institut bâlois, par une forte croissance économique au premier semestre. «Les exportations en particulier ont connu un développement meilleur qu'attendu», souligne le centre de recherches. La pharma a notamment tiré l'export à la hausse.

Franc fort

Mais certains secteurs, comme l'horlogerie, continuent de ressentir les effets du franc fort. D'ici fin 2018, le franc devrait toutefois perdre de sa vigueur, ce qui va relâcher la pression sur les marges de nombreuses entreprises, avance BAKBASEL.

Pour rappel, le PIB a progressé de 0,6% sur trois mois au deuxième trimestre de cette année, selon les chiffres du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) publiés la semaine passée. Au premier trimestre, la hausse s'était fixée à 0,3%. En 2015, le PIB avait connu une croissance de 0,8%.

Croissance mondiale plus faible

L'institution bâloise estime également que la croissance helvétique de 2017 et 2018 sera supérieure à celle de la zone euro. Dans cette région, la dynamique s'est affaiblie au deuxième trimestre.

L'économie mondiale devrait croître de près de 2,2% cette année, selon les calculs de l'institut. Il s'agit de la plus faible hausse depuis la crise financière de 2008/2009. Pour 2017 et 2018, BAKBASEL table sur une accélération modérée de la croissance mondiale à 2,6% et 2,9%.

Si la situation s'est améliorée depuis le début de l'année dans beaucoup de pays moins avancés grâce notamment à l'augmentation des prix des matières premières, la Russie et le Brésil restent en récession, poursuit l'établissement de recherches. Et la croissance américaine a déçu au premier semestre en raison de la force du dollar et des difficultés du secteur de l'énergie.

Vers une baisse du chômage

L'institution prévoit également un taux de chômage stable en Suisse à 3,4% ces prochains mois et en 2017. Pour 2018, elle escompte un repli à 3,2%, ce qui soutiendra la consommation des ménages. L'institut pronostique que cette dernière contribuera à hauteur de 1,3% en 2017 et de 1,7% en 2018 à la croissance économique du pays.

Au vu de la situation conjoncturelle, BAKBASEL table aussi sur des taux directeurs inchangés jusqu'en 2018. Il ne voit aucune nécessité de la part de la Banque nationale suisse (BNS) de mettre en place des mesures de politique monétaire expansive.

Du point de vue de l'inflation, les intérêts négatifs ne posent aucun problème pour la période 2016-2018. La pression à la hausse générale des prix reste faible pour l'instant du fait de la situation sur le marché du travail, conclut le centre de recherche.

(ats)

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