22.12.2016 à 13:16

Crise de la detteBallon d'oxygène pour les PME grecques

Les petites et moyennes entreprises en Grèce vont bénéficier de prêts pour un milliard d'euros de la BEI.

Alexis Tsipras a réitéré que la situation économique en Grèce était «en train de s'améliorer après que le pays eut renoué avec la croissance».

Alexis Tsipras a réitéré que la situation économique en Grèce était «en train de s'améliorer après que le pays eut renoué avec la croissance».

Keystone

La Banque européenne d'investissement (BEI) - par l'intermédiaire des quatre principales banques du pays - va débloquer un milliard d'euros.

Un premier accord portant sur 400 millions d'euros (424,5 millions de francs) a été signé jeudi.

Cette somme est répartie entre la Banque nationale grecque (BNG), la banque du Pirée, Eurobank et Alpha. La signature de l'accord s'est faite à Athènes en présence du président de la BEI Werner Hoyer, des présidents respectifs des quatre banques grecques et du premier ministre grec Alexis Tsipras.

«La signature de ce premier accord montre la poursuite de la coopération de la BEI avec les banques grecques et son soutien à l'économie du pays», s'est félicité M. Hoyer, cité dans un communiqué de la BEI jeudi.

Manque d'emplois pour les jeunes

Ces prêts seront surtout utilisés pour des PME actives dans les secteurs de l'agriculture, du tourisme, de la manufacture et des services.

Ils visent à promouvoir l'initiative européenne de la BEI «Emploi pour la jeunesse», lancée en 2013 et ayant comme objectif de parer au manque d'emplois pour les jeunes dans les petites entreprises.

Alexis Tsipras a réitéré que la situation économique en Grèce était «en train de s'améliorer après que le pays eut renoué avec la croissance».

Il a souhaité que les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI), sur les réformes effectuées «s'achèvent à temps, car personne en Europe ne veut que l'incertitude regagne le pays».

L'initiative d'Alexis Tsipras de consacrer une partie de l'excédent primaire budgétaire (hors service de la dette) à des mesures sociales a provoqué la semaine dernière l'ire des créanciers européens, surtout de l'Allemagne, certains analystes craignant le retard du bouclage des négociations actuelles avec les créanciers.

(ats)

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