Relations irano-américaines: Baquer Namazi est arrivé à Abou Dhabi

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Relations irano-américainesBaquer Namazi est arrivé à Abou Dhabi

L’ancien fonctionnaire américain de l’Unicef était retenu sur le territoire iranien après y avoir purgé une peine de prison.

Baquer Namazi, l’un des quatre citoyens américains dont Washington avait exigé la liberté dans le cadre de toute relance de l’accord nucléaire avec Téhéran, s’adresse à la presse à son arrivée dans la capitale omanaise Mascate, le 5 octobre 2022, après sa libération.

Baquer Namazi, l’un des quatre citoyens américains dont Washington avait exigé la liberté dans le cadre de toute relance de l’accord nucléaire avec Téhéran, s’adresse à la presse à son arrivée dans la capitale omanaise Mascate, le 5 octobre 2022, après sa libération.

AFP

Le citoyen américain Baquer Namazi, qui avait été interdit de quitter le territoire iranien après y avoir purgé une peine de prison, est arrivé mercredi soir à Abou Dhabi, a annoncé le secrétaire d’État Antony Blinken.

Âgé de 85 ans, cet ancien fonctionnaire de l’Unicef avait été arrêté en février 2016 en Iran, où il s’était rendu pour demander la libération de son fils Siamak, 50 ans, arrêté en octobre de l’année précédente.

«Baquer et son cousin, qui voyage avec lui, sont arrivés» à Oman, avait dit à l’AFP l’avocat de la famille, Jared Genser, basé à Washington. Le citoyen américain a été transporté de Téhéran à Mascate à bord d’un avion de l’armée de l’air du sultanat d’Oman, a indiqué sur Twitter le ministère des Affaires étrangères de ce pays du Golfe, qui joue régulièrement les médiateurs entre l’Iran et les pays occidentaux. Il s’est ensuite rendu à Abou Dhabi, a fait savoir plus tard Antony Blinken dans un communiqué, ajoutant qu’il «recevrait bientôt des soins nécessaires de toute urgence».

Baquer Namazi, «libéré de prison il y a quelques jours, a quitté l’Iran», avait rapporté plus tôt dans la journée la radiotélévision iranienne, montrant des images du citoyen américain montant dans un avion en Iran. Selon Jared Genser, il a été accueilli à Mascate par un autre de ses fils, Babak, qui a évoqué un sentiment «doux-amer», espérant la libération prochaine de son frère Siamak et de deux autres Américains toujours détenus en Iran.

Pression américaine

Les États-Unis ont fait pression pour la libération de Baquer Namazi, de son fils et de deux autres Américains dans le cadre des efforts visant à relancer l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et des grandes puissances.

«Il a été permis au citoyen américain Baquer Namazi, injustement détenu, de quitter l’Iran et son fils Siamak, lui aussi injustement détenu, a été autorisé à sortir de prison», avait indiqué plus tôt un porte-parole du département d’État américain à l’AFP. Baquer Namazi «n’avait pas été autorisé à quitter le pays après avoir purgé sa peine, malgré sa demande répétée de soins médicaux urgents», a souligné ce porte-parole.

Déblocage de fonds?

Les Nations unies avaient déclaré la semaine dernière que Baquer Namazi avait été autorisé à quitter l’Iran pour suivre un traitement médical à l’étranger, et que son fils avait été libéré à Téhéran après un appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Baquer Namazi et son fils ont été reconnus coupables d’espionnage en octobre 2016 et condamnés à 10 ans de prison. Baquer Namazi père a été libéré pour raisons médicales en 2018 et avait purgé sa peine en résidence surveillée.

Au moins deux autres citoyens américains sont actuellement retenus en Iran: Emad Sharqi, un investisseur condamné à dix ans de prison pour espionnage, et Morad Tahbaz, qui a également la nationalité britannique, arrêté en 2018 et en liberté depuis juillet.

Dimanche, les États-Unis ont rejeté les informations iraniennes selon lesquelles la libération par Téhéran des deux citoyens américains entraînerait le déblocage de fonds iraniens à l’étranger. Des milliards de dollars de fonds iraniens ont été gelés dans un certain nombre de pays, notamment en Chine, en Corée du Sud et au Japon, depuis que les États-Unis ont réimposé des sanctions sévères à l’encontre de la République islamique en 2018 après s’être retirés unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien.

(AFP)

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