Actualisé 03.05.2018 à 15:51

SuisseBarbara Schmid-Federer quitte le Conseil national

L'élue PDC a décidé de se retirer du parlement. La quinquagénaire n'est plus en accord avec la direction du parti.

Barbara Schmid-Federer a passé onze ans sous la coupole fédérale.

Barbara Schmid-Federer a passé onze ans sous la coupole fédérale.

AFP

La conseillère nationale Barbara Schmid-Federer (PDC/ZH) annonce jeudi son départ après onze ans à la Chambre du peuple. Elle entend se concentrer sur son engagement en faveur des personnes dans le besoin, en dehors de la politique.

Mme Schmid-Federer veut postuler à la fin juin à un siège du conseil de la Croix-Rouge, explique-t-elle dans un entretien diffusé jeudi par le Tages-Anzeiger. Agée de 52 ans, la Zurichoise laissera sa place à son successeur, Philipp Kutter, pendant la session d'été des chambres fédérales.

Son choix est également motivé par la direction prise par le PDC. Les dirigeants du parti ont choisi une voie conservatrice «dans laquelle je ne peux m'identifier», précise-t-elle.

Départ regretté

Le président du PDC, Gerhard Pfister, regrette le départ de sa collègue qui s'est toujours engagée dans son travail, a-t-il dit au Blick. Il rappelle que ce n'est pas lui qui détermine la voie à suivre, mais le parti. «Celui-ci est au centre et y reste.»

Mais il est clair que les femmes chrétiennes-sociales ont d'autres impressions, tout comme les membres conservateurs ont parfois de la peine avec certaines décisions du parti. Toutefois il ne doute pas que les sièges zurichois du parti puissent être conservés lors des prochaines élections.

Une opinion que ne partage par Mme Schmid-Federer. Ces sièges lui resteront seulement si le parti se positionne comme une force libérale, sociale et urbaine, a-t-elle indiqué au Tages-Anzeiger. Le potentiel électoral se trouve dans les régions urbaines et celui-ci pourrait être touché par un PDC libéral et social. Mais la voie actuelle ne pourra pas les attirer.

Glissement à droite

Pour la Zurichoise, la composition actuelle du Parlement est devenue un problème. Il a «fortement glissé vers la droite» et prend des décisions contraires à ses convictions, explique-t-elle sur son site.

Son retrait ne portera pas préjudice au parti, estime-t-elle. Son successeur Philipp Kutter a une année pour faire ses preuves avant les élections parlementaires. Ce dernier, président de Wädenswil (ZH), se réjouit du nouveau défit au Conseil national, a-t-il écrit sur Twitter. Il veut être une «voix de la Suisse urbaine» et s'engager pour la «liberté» et la «solidarité pour les faibles».

(ats)

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