Tennis - Barty prend rendez-vous avec l’histoire
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TennisBarty prend rendez-vous avec l’histoire

Ashleigh Barty a dominé Angelique Kerber (6-3, 7-6). Elle jouera samedi pour rejoindre Evonne Goolagong, dernière Australienne titrée à Wimbledon.

par
Mathieu Aeschmann
L’Australienne Ashleigh Barty a battu l’Allemande Angelique Kerber 6-3 7-6 et s’est qualifiée pour la finale de Wimbledon.

L’Australienne Ashleigh Barty a battu l’Allemande Angelique Kerber 6-3 7-6 et s’est qualifiée pour la finale de Wimbledon.

AFP

Il ne manque qu’une victoire à Ashleigh Barty pour mettre fin à 41 ans d’attente. La No 1 mondiale a continué sa course impériale vers le Venus Rosewater Dish, jeudi, en prenant la mesure d’Angelique Kerber (WTA 28) en deux manches très différentes (6-3, 7-6). En cas de victoire samedi, face à Karolina Pliskova, elle deviendrait la première Australienne depuis Evonne Goolagong en 1980 (contre Chris Evert) à s’imposer sur le mythique gazon londonien. Une attente beaucoup trop longue pour la seconde patrie du tennis sur herbe.

Après un premier set archi dominé par une Barty aérienne, cette demi-finale prenait une nouvelle dimension grâce au réveil d’Angelique Kerber. Titrée sur le Centre Court en 2018 (face à Serena Williams), l’Allemande est une infatigable compétitrice, capable de se faire violence pour sans cesse repousser la défaite. Elle le prouva une fois de plus en frappant soudain beaucoup plus fort côté revers, sortant l’Australienne de sa zone de confort jusqu’à se détacher 5-2.

Un début de tie-break limpide

Mais «Ash» Barty n’est pas No 1 mondiale pour rien, elle trouva donc les ressources pour imposer à nouveau son schéma de référence. Séries de petits slices de revers vénéneux suivis d’un ou deux coups droits «létaux», selon l’expression préférée de Tracy Austin (au micro de la BBC). La suite? Un passing de coup droit pour récupérer le break, deux jeux de service autoritaires puis un début de tie-break limpide (6-0), en quelques minutes, l’ancienne retraitée, reconvertie en joueuse de cricket, avait retourné le set et validé son ticket pour la finale.

«C’est l’un des meilleurs matches que j’ai jamais joués»

Ashleigh Barty

«C’est l’un des meilleurs matches que j’ai jamais joués, appréciait Ashleigh Barty. «Angie» a extrait le meilleur de moi. Je vais tout faire, avec mon équipe, pour emporter ce niveau avec moi samedi.» Une finale qu’elle disputera, comme tous les autres matches de sa quinzaine, avec une robe qui reprend les motifs cultes de celle portée par Evonne Goolagong lors de son premier titre à Church Road en 1971. La preuve que sous sa casquette, «Ash» est déterminée à rejoindre son idole au panthéon du tennis australien.

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