Roland-Garros: Battre Nadal sur «sa» terre: l'ultime défi de Stan
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Roland-GarrosBattre Nadal sur «sa» terre: l'ultime défi de Stan

Le Vaudois vivra un nouveau grand moment en finale dimanche, à Paris, face au nonuple vainqueur du tournoi. A suivre en direct dès 15h.

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Des banderoles ont été déployées dans l'enceinte du Central pour rendre hommage à la Decima de Rafael Nadal (Dimanche 11 juin 2017).

Des banderoles ont été déployées dans l'enceinte du Central pour rendre hommage à la Decima de Rafael Nadal (Dimanche 11 juin 2017).

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Rafael Nadal et Stan Wawrinka avec leurs trophées pendant la cérémonie (Dimanche 11 juin 2017).

Rafael Nadal et Stan Wawrinka avec leurs trophées pendant la cérémonie (Dimanche 11 juin 2017).

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Le logo de Roland-Garros revisité pour rendre hommage à la Decima de Rafael Nadal (Dimanche 11 juin 2017).

Le logo de Roland-Garros revisité pour rendre hommage à la Decima de Rafael Nadal (Dimanche 11 juin 2017).

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Vainqueur du tournoi à neuf reprises, Rafael Nadal disputera dimanche son 104e match au meilleur des cinq sets sur «sa» surface, la terre battue. Son bilan est tout bonnement hallucinant: 101 succès, pour 2 défaites donc. La première subie face à Robin Soderling en 8e de finale de l'édition 2009 de Roland-Garros, alors qu'il avait les genoux en compote et qu'il était affecté par la séparation de ses parents, la deuxième en quart de finale à Paris en 2015 à Paris face à un Novak Djokovic quasi injouable.

Difficile, voire impossible de ne pas faire de Rafael Nadal le grandissime favori de cette finale. D'autant plus que le gaucher majorquin a retrouvé tout son mordant cette année sur terre battue, remportant trois titres à Monte-Carlo, Barcelone - où il a triomphé dans les deux cas pour la... 10e fois - et Madrid. Et que les quelque 30 degrés annoncés pour dimanche après-midi Porte d'Auteuil rendront son énorme coup droit lifté encore plus bondissant et difficile à contrer.

Une bonne raison d'y croire

Mais si Stan Wawrinka ne doit avoir qu'une seule bonne raison d'y croire, c'est justement dans le dénouement de Roland-Garros 2015 qu'il peut la trouver: il avait alors réussi un véritable chef-d'œuvre en finale, dominant en quatre sets un Novak Djokovic soudain pas si injouable que cela, qui plus est après avoir perdu la première manche. L'on se souvient notamment de cet incroyable revers gagnant lâché le long de la ligne en contournant le filet. L'on se souvient aussi que Novak Djokovic avait remporté les trois autres levées du Grand Chelem cette année-là.

Stan Wawrinka (32 ans) a également prouvé vendredi qu'il était à nouveau prêt à aller au bout de lui-même, comme il l'avait fait lors de son épuisant parcours victorieux de New York l'été dernier. Andy Murray a longtemps été une muraille quasi infranchissable dans leur demi-finale, obligeant Stan Wawrinka à prendre de plus en plus de risques. Et «Stan the Man» a su se sublimer vendredi, faisant même exploser l'Ecossais sur le plan physique dans un cinquième set où il a produit son meilleur tennis.

Le Vaudois sait mieux que quiconque élever encore d'un cran son niveau de jeu lorsque le défi qu'il doit relever l'exige. Son bilan immaculé de trois succès en trois finales de Grand Chelem, disputées qui plus est face au no 1 mondial en exercice, en atteste. Et nul doute qu'il saura profiter de l'instant présent et savourer cette finale pour faire fi de la pression et de l'enjeu. Il ne s'est certes imposé que 3 fois en 18 duels livrés face à Rafael Nadal. Mais sa première victoire sur l'Espagnol a été obtenue dans une finale de Grand Chelem (Melbourne 2014), la deuxième sur terre battue (Rome 2015) et la troisième à Paris (Bercy 2015). De quoi croire en son étoile...? Le Vaudois veut en tout cas savourer cet instant, même s'il ne sait pas encore quel sera son niveau de stress. Entretien.

Stan Wawrinka, vous avez abordé vos trois précédentes finales (toutes gagnées) en Grand Chelem - Melbourne 2014, Roland-Garros 2015 et US Open 2016 - avec des émotions bien différentes. Qu'en sera-t-il pour cette quatrième ?

«C'est la grande surprise. A chaque finale, je ne savais pas à quoi m'attendre, et c'est la même chose cette fois-ci. La seule chose que je peux dire, c'est que je vais essayer de profiter au maximum. C'est une chance énorme de disputer la finale de Roland-Garros. Je l'ai regardée tant de fois à la télévision... Normalement, la tension devrait arriver durant l'échauffement, quelques heures avant le match. C'est seulement à cet instant que je verrai vraiment comment je me sens pour cette finale.»

Pour vos précédentes finales, vous aviez affirmé être stressé à l'idée que cela pourrait être votre dernière chance de titre en Grand Chelem. En est-il toujours de même ?

«Ce qui me rendait surtout nerveux, c'est l'idée de perdre une telle finale. En aucun cas, on a envie de s'incliner dans une finale en Grand Chelem, car ce type de match constitue un sommet dans une carrière. Si je regarde les choses différemment, le fait de penser que c'est peut-être ma dernière grande finale peut aussi m'aider. Cela peut me pousser à profiter encore davantage de chaque instant, à tout donner.»

Mais peut-on vraiment profiter d'un tel match ?

«Cela dépend du déroulement de la partie. Si tu te prends une claque, c'est effectivement difficile d'y prendre du plaisir. Mais s'il y a un gros combat, c'est plaisant. Contre Andy Murray par exemple (réd: vendredi en demi-finale), j'ai eu du plaisir même lorsque je me suis retrouvé mené deux manches à une, tout simplement car nous étions en train de livrer un beau combat.»

Que représente le défi proposé par Rafael Nadal à Roland-Garros ?

«Son jeu est fait pour la terre battue, ce qui rend les choses très compliquées pour ses adversaires. Le jouer en finale à Paris au meilleur des cinq sets représente le défi ultime. Ce n'est pas pour rien qu'il n'a perdu aucune de ses neuf précédentes finales à Roland-Garros.»

(ats)

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