Publié

Présidentielle françaiseBayrou dénonce la «sarkhollandisation» du débat politique

Le candidat centriste souligne le fait que Nicolas Sarkozy et François Hollande représentent «à peine la moitié des électeurs» à eux deux.

François Bayrou, en 4e position dans les sondages, en a assez d'entendre tous les jours à la radio uniquement Sarkozy ou François Hollande.

François Bayrou, en 4e position dans les sondages, en a assez d'entendre tous les jours à la radio uniquement Sarkozy ou François Hollande.

Reuters

François Bayrou dénonce la «sarkhollandisation» du débat politique dans les médias. Il soulignant que le président de la République et le candidat socialiste représentent "à peine la moitié des électeurs" à eux deux.

"L'idée qu'on pourrait continuer avec le parti actuel au pouvoir et les mêmes hommes, ou bien que le PS pourrait avoir tous les pouvoirs, franchement ça donne envie de se faire naturaliser australien", explique le candidat centriste dans un entretien avec des lecteurs du Parisienpublié vendredi.

"La +sarkhollandisation+ du débat politique, il va falloir qu'elle recule", lance l'ancien ministre de l'Education en reprenant un néologisme qu'il rodait depuis quelques jours. "Quand j'allume ma radio le matin, j'entends Nicolas Sarkozy et François Hollande qui répond. Ils représentent à peine la moitié des électeurs, et les autres, comment on les entend?", interroge le président du MoDem. "Je vous avertis: les Français ne se laisseront pas confisquer cette élection", dit-il.

En 4e position

Après une poussée en décembre dans les sondages (de 7 à 14%), le leader centriste s'est stabilisé autour de 12 à 13%, en quatrième position derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

"Si vous écoutez les sondages, n'allez pas voter! Deux candidats ont disparu en deux jours (Christine Boutin et Hervé Morin, ndlr). Le paysage se simplifie. Il n'y a que trois candidats éligibles parmi ceux qui restent. Si les gens ont envie de mettre fin au règne de Sarkozy, il ne reste que Hollande et moi", résume le candidat centriste.

(AFP)

Ton opinion