Ski alpin - Beat Feuz: «C’est un nouveau rôle pour moi»

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Ski alpinBeat Feuz: «C’est un nouveau rôle pour moi»

Le Bernois est arrivé aux finales de Courchevel dans le rôle du chasseur d’Aleksander Aamodt Kilde. «Ce globe de descente est encore dans un petit coin de ma tête», assure-t-il.

par
Sylvain Bolt
(Courchevel)
Beat Feuz lors du premier entraînement de descente, lundi, à Courchevel.

Beat Feuz lors du premier entraînement de descente, lundi, à Courchevel.

Getty Images

Le deuxième entraînement de la descente des finales de Courchevel a souri à l’Américain Ryan Cochran-Siegle. Mais c’est surtout le duel pour le globe de descente, dont le dénouement sera connu mercredi en Savoie, qui a livré ses derniers enseignements avant la finale.

C’est Aleksander Aamodt Kilde qui s’est montré plus rapide (4e à 60’’) que son rival Beat Feuz (9e à 1’’45), qu’il précède de 23 points dans la discipline reine avant la dernière épreuve de la saison. «Battre Beat (Feuz) ne va pas être facile, même si je suis parvenu à le faire plusieurs fois, a expliqué le Norvégien après son dernier entraînement. Là, c’est une nouvelle piste avec beaucoup de virages et il faut être très au point avec ses lignes. Mais c’est sûr que je vais tout faire pour gagner la course et m’assurer le globe!»

Le «Viking» se dit à l’aise sur ce tracé – «j’aime quand ça tourne et ma technique est clairement assez bonne pour skier rapidement ici» – tout comme son adversaire suisse. «La piste est belle, avec de grands sauts sur le haut et de jolis mouvements de terrain, a décrit Beat Feuz. Les nombreux virages sur le bas sont assez atypiques pour une descente et ils sont serrés, ce qui va nous obliger à gérer la vitesse pour les aborder».

«J’ai cessé de compter l’écart avec Marco»

Aleksander Aamodt Kilde

Quadruple lauréat du globe de la spécialité, le Bernois débarque en France dans le rôle du chasseur. «C’est un nouveau rôle pour moi mais ça ne change pas grand-chose. Ce globe est encore dans un petit coin de ma tête, alors que je n’y croyais quasi plus fin décembre, a expliqué le skieur de Schangnau. Mais Kilde est en très grande forme et s’il ne fait pas de fautes, ce sera compliqué. Je suis champion olympique alors ça me va aussi d’être battu cette saison par Kilde dans la course au globe de descente.»

Quant à l’autre «duel» de mercredi côté masculin entre Kilde et Odermatt pour le gros globe, la donne est assez claire du côté du Norvégien. «J’ai cessé de compter l’écart. Le général revient à Odermatt car je ne réussirai pas à gagner trois courses et à marquer des points en slalom», a estimé le Norvégien.

Après son week-end plein en géant (1er et 3e) à Kranjska Gora, Marco Odermatt va remporter son premier général de la Coupe du monde cette semaine et il ne semble lui non plus pas croire aux miracles. «Ce sera une semaine plus tranquille pour moi avec autant de points d’avance, a souligné le Nidwaldien. Je me réjouis de pouvoir tout relâcher samedi après le géant et dimanche, ce sera clairement une journée très spéciale pour moi!»

Corinne Suter y croit, un peu

Une seule skieuse peut encore tirer son épingle du jeu. Corinne Suter, qui dit avoir apprécié la piste, aurait besoin d’un sacré coup de chance pour passer devant Sofia Goggia et s’octroyer le globe de descente. La Schwytzoise doit terminer 1ère ou 2e et que l’Italienne sorte du top 10 pour être sacrée. Y croit-elle? «Je vais essayer de me surpasser, on verra demain», répond-elle dans un éclat de rire.

Deuxième du second entraînement derrière Mikaela Shiffrin, Corinne Suter cherche encore les meilleurs réglages. «C'est une jolie piste, nouvelle et différente pour tout le monde. Il y a 2 ou 3 passages très tournants ou il faut enlever du rythme. La clé sera de savoir doser la vitesse.»

Sans aucun espoir de globe, autant Lara Gut-Behrami que Michelle Gisin sont apparues relativement sereines. La skieuse d’Engelberg voit cette semaine comme une opportunité de peaufiner ses réglages. «Cette année je peux faire des tests, je n’ai pas de pression pour un globe. Je veux absolument encore faire des bons résultats mais si je ne le fais pas, c’est pas grave.» La Tessinoise n’a quant à elle qu’une seule attente: rester en forme. Quelque chose qui lui a été impossible tout au long d’une saison ponctuée de grippes, du Covid-19 et de refroidissements. Rebecca Garcia, Courchevel

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