France: Bébé abandonné à la marée montante: 15 ans ferme
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FranceBébé abandonné à la marée montante: 15 ans ferme

Une mère, «guidée par une énergie malveillante», a été reconnue coupable d'avoir assassiné son bébé.

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Selon ses aveux, la femme s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck (nord) dans le but de noyer la petite Adélaïde.

Selon ses aveux, la femme s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck (nord) dans le but de noyer la petite Adélaïde.

AFP
«L'accusée est condamnée à 20 ans de prison pour assassinat», a déclaré la présidente du tribunal, Claire Le Bonnois, affirmant que la cour avait retenu l'altération du discernement. (Vendredi 24 juin 2016)

«L'accusée est condamnée à 20 ans de prison pour assassinat», a déclaré la présidente du tribunal, Claire Le Bonnois, affirmant que la cour avait retenu l'altération du discernement. (Vendredi 24 juin 2016)

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L'avocat général Luc Frémiot requiert contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire. (Vendredi 24 juin 2016)

L'avocat général Luc Frémiot requiert contre Fabienne Kabou la peine de 18 années de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire. (Vendredi 24 juin 2016)

AFP

La justice française a condamné vendredi en appel à quinze ans de prison une mère reconnue coupable d'avoir assassiné son bébé en l'abandonnant à la marée montante sur une plage du nord de la France. La femme avait été condamnée à vingt ans en première instance.

La cour d'appel du Nord a retenu l'altération du discernement, assortissant la peine d'un suivi socio-judiciaire de huit ans avec injonction de soins. L'accusation avait requis jeudi 18 ans. Selon ses aveux, la femme, aujourd'hui âgée de 40 ans, s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck (nord) dans le but de noyer la petite Adélaïde. L'enfant n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

Comme en première instance, la responsabilité pénale de l'accusée, une personnalité jugée par tous comme «très intelligente» mais aussi «déroutante», a été au centre de ce nouveau procès qui avait débuté vendredi dernier. Ainsi, les experts se sont succédés à la barre pour tenter d'éclairer la cour sur sa personnalité.

«Malade»

Si tous ont retenu l'altération du discernement au moment des faits, des psychiatres ont estimé que la mère était «malade mentale», alors que des psychologues ont affirmé qu'il n'y avait chez elle qu'une «structure névrotique».

Pour la défense, pas de doute, l'accusée est bien «malade»: «Juger c'est comprendre, elle est malade. Trois psychiatres l'ont dit, ils la mettent sur le fil du rasoir de l'abolition du discernement», a ainsi lancé lors de sa plaidoirie l'avocat Frank Berton. Pour tenter d'expliquer son geste, la femme, qui encourait la prison à perpétuité, a affirmé devant la cour avoir été «guidée» par une «énergie malveillante».

«Quelque chose, ou quelqu'un, a agi en moi pour assassiner ma fille. Un peu comme si quelqu'un avait commandité sa mort, par mes mains», a-t-elle expliqué au premier jour du procès. La sorcellerie? Des explications «de pure opportunité», a balayé la représentante de l'accusation, Pascale Girardon.

(ats)

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