Football: Behrami: «Petkovic a tout jeté en trois minutes»
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FootballBehrami: «Petkovic a tout jeté en trois minutes»

Le milieu de Sion est revenu sur son départ de la Nati et sa rancune envers le sélectionneur national.

par
Thibaud Oberli
Valon Behrami a vidé son sac par rapport à l'équipe nationale et Vladimir Petkovic.

Valon Behrami a vidé son sac par rapport à l'équipe nationale et Vladimir Petkovic.

Keystone

«Heureusement que je n’ai plus à travailler avec lui.» Un an a passé, mais Valon Behrami est encore particulièrement amer lorsqu’il évoque la fin de son aventure avec l’équipe de Suisse. Le Tessinois est revenu dimanche, dans un entretien accordé au «Blick», sur quelques mauvaises expériences, notamment celle vécue avec Vladimir Petkovic.

Malgré le temps, l’ancien capitaine est toujours remonté contre son éviction. En fait, c’est surtout la manière qui l’a dérangé. Sans évoquer le nom de son ancien entraîneur, le joueur confie: «En tant que personne, il m'a déçu.» Valon Behrami voulait autre chose pour clore douze ans d’une aventure qui l’a mené jusqu’à porter le brassard de la sélection suisse. L’argument d’un passage de flambeau aux plus jeunes, mis en avant par le staff, n’est qu’une excuse à ses yeux: «Qui est parti? Blerim (Dzemaili) et moi. Ce n’est pas un changement de générations.»

Le nouveau milieu du FC Sion y voit plutôt une sanction contre certains comportements qui n’auraient pas plu à son ancien entraîneur. La présence de son épouse, Lara Gut-Behrami, dans l’hôtel de l’équipe quelques heures avant un match de la Coupe du monde en Russie par exemple. Mais, selon le joueur, cet argument n’est pas recevable, car il était «titulaire» et il a «bien joué».

Selon Valon Behrami, l’ultime discussion avec Vladimir Petkovic n’aurait pas dépassé trois minutes. Plutôt rapide pour clore une des aventures les plus importantes de la vie d’un homme: «Nous aurions pu nous asseoir à une table, prendre un café et discuter vingt minutes. Cela aurait été facile et bien.» Et le joueur d’évoquer «un sentiment de déception». «Je n'aime pas dire cela: mais je n’ai confiance en personne. Je suis devenu comme ça à cause de ce métier.»

Pour se changer les idées, le joueur prépare son installation à Sion avec ses deux enfants et sa célèbre épouse, Lara Gut. Un projet qui le réjouit, car «la vie, c’est aussi la famille».

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