Un jour, une joueuse: Belgique: Tessa Wullaert, l'ambitieuse buteuse

Publié

Un jour, une joueuseBelgique: Tessa Wullaert, l'ambitieuse buteuse

Pendant le début de l'Euro 2022, lematin.ch vous présente une joueuse par sélection présente en Angleterre. On continue avec la Belgique et son attaquante impatiente que les choses bougent.

par
Robin Carrel
(Manchester)
La Belge en amical contre les Anglaises.

La Belge en amical contre les Anglaises.

AFP

C'est l’éternel débat. Mieux vaut-il être forte avec les faibles ou faible avec les forts? Tessa Wullaert a tranché en retentant de s'imposer dans un grand championnat. La buteuse est bien trop forte pour son championnat national, elle qui y a inscrit 79 buts en seulement 57 matches au cours des deux dernières saisons. Mais ç'a toujours été difficile pour elle de marquer autant en Allemagne (Wolfsburg) ou en Angleterre (Manchester City).

Elle a cette fois, à 29 ans, choisi les Pays-Bas et le Fortuna Sittard, pour satisfaire ses ambitions. Celle qui a marqué à 67 reprises en 109 sélections s'est tout de même forgé un palmarès long comme le bras, en près de dix ans à haut niveau. Elle a gagné deux fois le championnat d'Allemagne et trois Coupes nationales avec Wolfsburg. Tessa Wullaert a aussi soulevé deux trophées (Coupe d'Angleterre et Coupe de la Ligue) avec City. Elle compte aussi quatre titres en Belgique sur son CV.

Mais là où ça coince, pour la recordwoman du nombre de buts avec les Red Flames, c'est qu'elle n'a pas l'impression que son pays progresse, alors que le football féminin explose un peu partout ailleurs. «Il ne faut pas s'attendre à des choses folles pour cet Euro, a-t-elle grincé auprès des médias de son pays. Nous avons effectué quelques progrès depuis cinq ans, mais les autres pays ont encore plus progressé. Surtout en terme de professionnalisation. Chez nous, 80% des joueuses ne le sont toujours pas!»

Nous avons d'abord besoin de personnes qui veulent investir dans nos clubs et ensuite les résultats en équipe nationale pourront sûrement suivre

Tessa Wullaert

Il n'y a pas que pour ce championnat d'Europe que la buteuse est plutôt pessimiste. Le développement du jeu de ballon dans le plat pays qui est le sien ne la rend pas forcément optimiste. «Pour être honnête, je ne vois pas de joueuses plus prometteuses qu'il y a cinq ans. Pas dans l'immédiat, même si je suis heureuse du nombre croissant de filles qui jouent au football. Je ne peux pas raconter me montrer positive si je ne vois pas assez de choses positives au niveau des clubs. Nous avons d'abord besoin de personnes qui veulent investir dans nos clubs et ensuite les résultats en équipe nationale pourront sûrement suivre.»

Ce qui est sûr, c'est que les Belges vont devoir réaliser un miracle, voire même deux, si elles veulent rêver faire mieux que l'élimination au premier tour subie il y a quatre ans aux Pays-Bas. Les Red Flames sont en effet qualifiées dans ce qui peut s'apparenter au «groupe de la mort», avec la France, l'Italie et l'Islande. «C'est possible si nous remportons notre premier match contre l'Islande et que nous parvenons à décrocher un partage (ndlr: un match nul) lors du dernier contre l'Italie», a-t-elle pronostiqué. Facile à dire!  Mais cela a mal commencé, puisque les Belges ont été tenues en échec par les Islandaises en ouverture (1-1). Et ce soir, elles affrontent la France, qui a fait forte impression face aux Transalpines (5-1).

Ton opinion