11.09.2018 à 13:33

Benalla refuse d'être entendu

France

L'un des ex-collaborateurs du président français, accusé de violences, a annoncé mardi qu'il ne se présenterait pas devant la commission d'enquête.

Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur du président français Emmanuel Macron poursuivi pour violences, ne se rendra pas à la commission d'enquête sénatoriale avant la fin de l'instruction judiciaire, a annoncé mardi son avocat.

«Il ne veut pas aller devant une commission faire des déclarations qui lui seraient reprochées par les magistrats instructeurs», a déclaré Me Laurent-Franck Liénard sur la chaîne d'information continue LCI.

Mais Alexandre Benalla «accepte de répondre aux questions de la commission sénatoriale sitôt l'instruction close».

Motion de censure

Cette commission, qui souhaitait l'entendre le 19 septembre, reprend mercredi ses auditions après la pause estivale. Elle entendra le chef de cabinet du président Macron, marquant par là le retour sur le devant de la scène médiatique de l'affaire, la plus grave crise politique que le président français ait essuyée depuis son élection en 2017.

L'affaire avait entraîné le dépôt de deux motions de censure au Parlement, une de droite et une de gauche, dans une unité exceptionnelle. Les deux motions n'avaient cependant pas été adoptées.

Un «proche» de Macron

L'affaire Benalla a débuté le 18 juillet quand le quotidien Le Monde a révélé qu'un mystérieux jeune barbu, coiffé d'un casque à visière de policier, qui avait molesté deux manifestants le 1er mai à Paris, n'était autre qu'un collaborateur, qui plus est «proche», du président Macron.

Dès le lendemain, la justice ouvrait une enquête, alors qu'au lendemain des faits, le 2 mai, Alexandre Benalla avait été simplement suspendu quinze jours, sans que la justice ne soit informée, contrairement à une obligation stipulée par la loi.

L'opposition de droite et de gauche y a dès lors vu une «dissimulation» et donc un «scandale d'Etat». Après avoir été licencié, Alexandre Benalla était inculpé le 22 juillet.

Les auditions devant les commissions d'enquête parlementaire se sont succédé une bonne partie de l'été devant les caméras, dopant les audiences des chaînes d'information, avec notamment celle du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui s'est défaussé sur l'Elysée.

(AFP)

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