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Pape FrançoisBergoglio entendu dans un procès de la dictature militaire

Une vidéo présentée par le journal argentin Clarin comme un extrait d'une audition du pape François par la justice argentine, comme témoin dans le cadre d'un procès de la dictature, a été diffusé sur le site du quotidien.

Pendant l'interrogatoire de 2010 à l'archevêché de Buenos Aires sur ses liens avec deux prêtres jésuites emprisonnés pendant cinq mois et torturés, le cardinal Bergoglio dit les avoir invité à la "prudence".

C'est dans cette affaire que François, qui était alors le chef des jésuites en Argentine, est mis en cause par une poignée de détracteurs, notamment par le journaliste argentin Horacio Verbitsky qui l'accuse de pas avoir protégé les deux jésuites Orlando Yorio et Francisco Jalics, qui ont été relâchés après leur détention.

L'essentiel des déclarations dédouanent complètement le cardinal Bergoglio et un des jésuites, Francisco Jalics, a dit "être en paix" avec Bergoglio. Le Vatican a qualifié les accusations de "calomnieuses et diffamatoires". Cette affaire datant de 1976 avait surgi en 2005 au moment du précédent conclave.

Jorge Bergoglio s'est toujours défendu en disant qu'il avait fait à l'époque tout ce qu'il pouvait pour les deux jésuites.

"Il y avait une certaine violence contre les prêtres" qui travaillaient auprès des pauvres dans les Villas, les favelas argentines, déclare le cardinal Bergoglio dans la vidéo.

"Fin 1975 et en 1976, j'ai perçu une préoccupation normale de tous les prêtres qui travaillaient avec (les pauvres). (Le prêtre ouvrier Carlos) Mujica avait été tué, un fait inoubliable et en juillet 1976 dans La Rioja", deux franciscains et leur évêque étaient tués, a ajouté Jorge Bergoglio.

Clarin promet pour mercredi un nouvel extrait de l'audition de l'archevêque de Buenos Aires, interrogé dans le cadre d'un procès des tortionnaires de l'ESMA (Ecole mécanique de l'armée), centre de détention réputé pour les tortures infligées.

(AFP)

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