Actualisé 16.09.2020 à 06:49

CyclismeBernal jette l’éponge sur le Tour

Tenant du titre et déjà largué au classement général, le Colombien ne prendra pas le départ de la 17e étape ce mercredi.

Depuis dimanche, Egan Bernal est en grande souffrance dès que la route s’élève.

Depuis dimanche, Egan Bernal est en grande souffrance dès que la route s’élève.

AFP

Egan Bernal ne prendra pas le départ de la 17e étape du Tour de France. Son équipe Ineos l’a annoncé mercredi matin. Le Colombien, tenant du titre sur la Grande Boucle, était en grande difficulté depuis plusieurs jours. Le 16e du classement général provisoire avait déjà concédé plus de 19 minutes au leader Primoz Roglic.

«Ce n’est évidemment pas ainsi que je voulais que mon Tour de France se termine, mais c’est la bonne décision pour moi dans ces circonstances, a regretté le vainqueur 2019 dans un communiqué de presse publié par Ineos. J’ai le plus grand respect pour cette course et j’ai déjà hâte de revenir dans les années à venir.»

Mardi encore, le Colombien a rapidement perdu du terrain dans la montée finale vers Villard-de-Lans. Il a grimpé en compagnie des sprinters du peloton. Défaillant dimanche dans l’ascension du Grand Colombier, il n’avait pu reprendre le dessus au lendemain de la journée de repos.

Bernal, qui avait rivalisé avec Roglic au début du Dauphiné, avait décliné ensuite et a abandonné la course en se plaignant du dos. Pendant le Tour, il a de nouveau souffert du dos, sans toutefois s’abriter dimanche derrière cette raison pour expliquer sa défaillance.

«Plus sage d’arrêter»

Dave Brailsford a justifié cette décision en rappelant la jeunesse du cycliste de 23 ans. «Egan est un vrai champion qui aime la course, mais c’est aussi un jeune coureur, qui a encore de nombreux Tours devant lui.» «A ce stade, nous pensons qu’il est plus sage pour lui d’arrêter», a conclu le patron de l’équipe britannique.

Le jeune Colombien a abordé le Tour avec le statut de leader unique dans son équipe, privée de ses deux autres grands noms, les Britanniques Chris Froome et Geraint Thomas, deux anciens vainqueurs dont les performances au Dauphiné, à la mi-août, n’ont pas été jugées convaincantes.

En 2018, pour ses débuts, le Colombien s’était dévoué pour la cause de ses leaders et avait pris la 15e place. Avant de s’imposer l’année suivante, en prenant le pouvoir au sommet de l’Iseran, dans l’étape tronquée de Tignes (Savoie), à deux jours de la conclusion à Paris.

Etape très attendue

La 17e étape du Tour (170 kilomètres) mercredi s’annonce encore corsée pour le peloton avec deux cols «hors catégorie». Le col de la Madeleine précédera celui de la Loze. L’arrivée s’y disputera au sommet, au-dessus de la station savoyarde de Méribel.

(Sport-Center/AFP)

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2 commentaires
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N. Revaz

16.09.2020 à 08:21

Ho le pauvre ... une autre équipe a trouvé meilleure mixture pour faire gagner :-)

Etasseur

16.09.2020 à 07:57

Après la déculottée de l'autre jour ça sert plus grand chose pas même d'excuse