Astronomie – Berne ajoute 25 millions pour connaître l’origine de la vie
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AstronomieBerne ajoute 25 millions pour connaître l’origine de la vie

Après le Conseil fédéral, les deux Chambres décident d’investir davantage pour participer au programme international d’observation de l’espace SKA, qui devrait donner des réponses sur l’origine de la vie

par
Eric Felley
Une vision du projet Square Kilometre Array lorsqu’il sera terminé en Afrique du Sud et en Australie d’ici 2030.

Une vision du projet Square Kilometre Array lorsqu’il sera terminé en Afrique du Sud et en Australie d’ici 2030.

SKA

La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États a décidé à l’unanimité mardi de soutenir l’augmentation montant du crédit d’engagement pour la participation de la Suisse à l’observatoire «Square Kilometre Array». Une somme de 24,7 millions de francs vient s’ajouter aux 8,9 millions décidés en 2020. Le Square Kilometre Array (SKA) est un projet de radiotélescope géant, d’une surface collectrice de données d’un kilomètre carré, d’où son nom. Ce gigantesque projet a été conçu par un consortium scientifique international pour étudier des questions scientifiques essentielles sur l’univers et les origines de la vie.

De la matière noire à l’énergie sombre

Le déploiement de SKA est prévu progressivement sur deux sites, en Afrique du Sud et en Australie. Dans un premier temps, 200 télescopes paraboliques seront installés en Afrique du Sud et 130 000 antennes phasées dans l’ouest de l’Australie. Ces installations représenteront «un saut qualitatif immense par rapport aux instruments existants». Le Conseil fédéral justifie la participation de la Suisse: «On en attend des avancées révolutionnaires dans la compréhension de l’univers, principalement en ce qui concerne la formation et l’évolution des premières étoiles et galaxies. Le rôle du magnétisme cosmique, la nature de la matière noire, les formes de vie dans l’univers ainsi que l’énergie sombre et la gravitation figurent également parmi les domaines de recherche importants».

Deux milliards d’investissements

Les coûts totaux de SKA sont évalués à près de deux milliards d’euros. La participation helvétique est donc très modeste, mais elle lui permettra de participer au projet jusqu’en 2030. «La participation de la Suisse à des infrastructures de recherche internationales lui donne un accès direct aux expériences et aux données les plus récentes, justifie le Conseil fédéral. Alors que les grandes infrastructures de recherche internationales auxquelles la Suisse participe sont en général portées par un noyau européen fort, ce sont trois États piliers du Commonwealth (le Royaume-Uni, l’Australie et l'Afrique du Sud), qui jouent un rôle prépondérant dans le pilotage et le financement de SKA».

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