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ImpositionBerne étudie une réforme de la fiscalité des familles

Des allocations pour chaque enfant à la place de déductions d'impôts: le Département fédéral des finances d'Eveline Widmer-Schlumpf planche sur un projet qui devrait être présenté l'an prochain au Parlement.

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a expliqué que la Confédération planche sur un projet de changement de système concernant la fiscalité des familles. Il devrait être présenté l'an prochain au Parlement.

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a expliqué que la Confédération planche sur un projet de changement de système concernant la fiscalité des familles. Il devrait être présenté l'an prochain au Parlement.

ARCHIVES, Keystone

Nous voulons nous éloigner d'un système de déductions opaque pour aller vers un système d'allocation pour chaque enfant», explique la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf dimanche dans le SonntagsBlick. La ministre n'a pas voulu donner plus de détails sur ce changement dans la politique familiale. Selon la conseillère fédérale, le changement de système doit apporter plus de transparence.

Les allocations familiales existent aujourd'hui déjà. Elles s'élèvent à 200 francs par mois au minimum. L'allocation de formation est d'au moins 250 francs mensuels. Dans de nombreux cantons, les montants sont plus élevés. Ces sommes sont imposables puisqu'elles augmentent le revenu.

Eveline Widmer-Schlumpf a par ailleurs répété son opposition à l'initiative sur les familles de l'UDC, soumise aux urnes le 24 novembre. A ses yeux, une déduction fiscale pour les familles qui gardent elles-mêmes leurs enfants «n'est pas logique».

Pas de coûts, pas de déductions

«Des déductions supplémentaires ne peuvent être revendiquées que si des frais pour la garde externe existent. La garde externe permet d'avoir un deuxième revenu, indispensable pour de nombreuses familles, et sur lequel des impôts doivent être payés», explique la conseillère fédérale. Les familles qui gardent elles-mêmes leurs enfants n'ont pas de coûts supplémentaires.

La ministre, mère de trois enfants aujourd'hui adultes, rappelle en outre que la Confédération s'est fortement engagée pour les familles ces dernières années. Plus de la moitié d'entre elles ne paient aujourd'hui pas l'impôt fédéral direct. Par ailleurs, seules les familles riches profiteraient de l'initiative UDC, «la classe moyenne peu, voire pas du tout».

(ats)

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