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ParlementBerne pourra interdire les lasers contre les tatouages

Le Conseil des Etats tient à ce que le Conseil fédéral puisse interdire des utilisations de rayons nuisibles pour la santé.

L'utilisation d'une lumière intense pulsée pour éliminer un tatouage peut causer des dégâts importants, a souligné Alain Berset.

L'utilisation d'une lumière intense pulsée pour éliminer un tatouage peut causer des dégâts importants, a souligné Alain Berset.

Keystone

Il peut être dangereux d'effacer un tatouage au laser. Malgré le veto du Conseil national, le Conseil des Etats tient à ce que le Conseil fédéral puisse interdire des utilisations de rayons nuisibles pour la santé. Il l'a confirmé mercredi tacitement.

L'article est essentiel pour garantir une application proportionnée de la loi, a estimé le ministre de la santé Alain Berset. L'utilisation d'une lumière intense pulsée pour éliminer un tatouage peut causer des dégâts importants, mais elle peut être judicieuse dans d'autres cas, a-t-il illustré.

C'est la dernière divergence entre les Chambres fédérales concernant le projet de loi. La Chambre des cantons n'a plus insisté pour que Confédération puisse réunir une documentation scientifique afin de pouvoir informer le public des effets et risques liés à l'exposition au rayonnement non ionisant et au son. Cela ne pose aucun problème car la base légale existe déjà ailleurs, a commenté M.Berset.

Les sénateurs ont également souscrit au mandat d'évaluation ajouté par le National. Le Conseil fédéral devra analyser l'efficacité et la nécessité de la loi au bout de huit ans. Il ne s'y est pas opposé.

Remous au National

Réclamée par le Parlement après des attaques contre des pilotes d'avion, la loi permettra d'interdire les pointeurs laser très dangereux. Mais ce n'est pas la raison des remous qu'elle a fait au National.

L'UDC et le PLR se sont insurgés sur une attaque aux libertés individuelles car le projet réglemente aussi les solariums et autres appareils en principe non dangereux, mais puissants. Les installateurs ou exploitants de solarium devront ainsi avoir une formation ad hoc. Ils devront respecter les instructions de sécurité des fabricants. Les amendes peuvent aller jusqu'à 40'000 francs.

Le projet retourne au National.

(ats)

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