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Question jurassienneBerne prêt à étendre l'autonomie du Jura bernois

Pour le gouvernement bernois, le scénario baptisé «statu quo» constitue l'alternative à la création d'un canton formé du Jura bernois et du Jura pour régler le conflit jurassien.

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Le conseiller d'Etat bernois Pierre Alain Schnegg (au milieu) et le président de la délégation du Conseil municipal de Moutier Valentin Zuber (à gauche) ont souligné mercredi que leur objectif commun était de résoudre le plus rapidement possible la question de Moutier lors d'un vote qui serait irréprochable. (Mercredi 29 janvier 2020)

Le conseiller d'Etat bernois Pierre Alain Schnegg (au milieu) et le président de la délégation du Conseil municipal de Moutier Valentin Zuber (à gauche) ont souligné mercredi que leur objectif commun était de résoudre le plus rapidement possible la question de Moutier lors d'un vote qui serait irréprochable. (Mercredi 29 janvier 2020)

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Le Conseil municipal de Moutier a accepté la demande de Berne de lui donner accès à son registre électoral. (Mercredi 4 décembre 2019, photo d'illustration)

Le Conseil municipal de Moutier a accepté la demande de Berne de lui donner accès à son registre électoral. (Mercredi 4 décembre 2019, photo d'illustration)

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Le Ministère public a ouvert seize instructions pour soupçons de fraude électorale suite à la votation sur l'appartenance cantonale de Moutier du 18 juin 2017, selon un communiqué de la justice bernoise. (Mercredi 20 novembre 2019)

Le Ministère public a ouvert seize instructions pour soupçons de fraude électorale suite à la votation sur l'appartenance cantonale de Moutier du 18 juin 2017, selon un communiqué de la justice bernoise. (Mercredi 20 novembre 2019)

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Le gouvernement bernois a réservé un accueil positif à une série de propositions pour étendre l'autonomie du Jura bernois. Ce scénario baptisé «statu quo » constitue l'alternative à la création d'un canton formé du Jura bernois et du Jura pour régler le conflit jurassien.

Le Conseil exécutif bernois n'a encore pris aucune décision sur la concrétisation de ce paquet de mesures élaborées par le Conseil du Jura bernois (CJB) . La plupart octroient une plus grande marge de manoeuvre au CJB, sorte de Parlement élu qui dispose de certaines compétences pour défendre la minorité linguistique. Mais il n'y a aucune proposition spectaculaire.

Alternative à un nouveau canton

Parmi les mesures figurent la création d'un poste de délégué aux subventions, de nouvelles compétences en matière de politique régionale ou un élargissement des compétences du CJB dans le domaine de la coordination scolaire romande. La piste dite du «statu quo » est le second scénario proposé par l'Assemblée interjurassienne (AIJ) pour régler la Question jurassien après la création d'un canton.

«Le gouvernement va poursuivre l'évaluation de ces propositions», a assuré jeudi le conseiller d'Etat francophone Philippe Perrenoud en présentant à La Neuveville avec deux de ses collègues le rapport intermédiaire visant à définir les possibilités de développer le statut particulier dont bénéficie le Jura bernois. Une présentation qui intervient à dix semaines de la votation sur la Question jurassienne.

Dynamisme bilingue

Au-delà de la volonté de renforcer l'autonomie du Jura bernois, le canton de Berne veut consolider la présence du français, a annoncé le conseiller d'Etat Bernhard Pulver. Il veut par exemple développer le réflexe francophone dans l'administration et mettre en place une commission du bilinguisme. Celle-ci pourrait conseiller les autorités dans la mise en oeuvre du bilinguisme.

Jeudi, le Conseil-exécutif a également publié son message en vue de la votation du 24 novembre destiné à la population du Jura bernois. «Le Conseil-exécutif ne peut pas rester neutre, il défend l'unité et la cohésion cantonales», a déclaré M. Perrenoud.

«Non» le 24 novembre

Les autorités bernoises se disent convaincus qu'un «non» dans les urnes le 24 novembre contribuera à régler politiquement le conflit jurassien. Le gouvernement a répété qu'il n'inscrivait pas son engagement dans une logique de combat mais qu'il visait la «pérennité de la paix qui s'est installée dans l'espace interjurassien».

(ats)

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