Football: Bernhard Burgener: «Le FC Bâle n'est pas à vendre»
Publié

FootballBernhard Burgener: «Le FC Bâle n'est pas à vendre»

Le président du club rhénan, qui sort d'une rude année 2018, tente de ramener le calme dans la maison.

par
Simon Meier
Bernhard Burgener, président d'un FC Bâle mal en point, cherche à rassurer.

Bernhard Burgener, président d'un FC Bâle mal en point, cherche à rassurer.

Keystone

Dix-neuf points de retard sur ces Young Boys qui ont déjà piqué la couronne le printemps dernier, pas d'aventure européenne pour compenser, des frictions internes, notamment entre le directeur sportif Marco Streller et l'entraîneur Marcel Koller, des joueurs qui se traînent et des supporters qui s'impatientent... Le FC Bâle achève une année 2018 très rude. C'est dans ce contexte épineux que le président Bernhard Burgener, que la «Basler Zeitung» surnomme «l'absent», a donné une interview dans les éditions dominicales de «Blick» et la «NZZ». Pour apaiser, rassurer, dire que tout ira bien.

Le message essentiel? Primo, puisque certains aimeraient beaucoup que cela arrive, Bernhard Burgener a précisé qu'il n'était pas du genre à déguerpir dans la tourmente. «Il y a toujours des gens, des intermédiaires qui veulent acheter le FCB. Mais je fais barrage à ces choses. Le FC Bâle n’est pas à vendre. Je me réjouis d’occuper cette fonction encore quelques années», lance le boss.

Bernhard Burgener ne nie pas qu'il n'est lui non plus «pas satisfait» de la situation. Mais il tient à relativiser. «Quand on me parle d’une crise aujourd’hui, je souris», dit celui qui avait vécu de l'intérieur les années passées par le club en Ligue nationale B, puisqu'il avait déjà fait partie du comité entre 1994 et 96. Malgré les apparences, tout va bien. A écouter le dirigeant de 61 ans, par ailleurs actif dans l'industrie du cinéma, le FC Bâle suit comme prévu un processus de rajeunissement et de réduction de son effectif. Et non, le torchon ne brûle pas entre Streller et Koller.

«Pour 2019, le titre est loin, nous allons nous battre pour la deuxième place, constate Bernhard Burgener. Mais dès la prochaine saison, nous voulons lutter à nouveau pour le trophée de champion et être présents sur le plan européen.» Il le faudra, car il est peu probable que les bouillants supporters - et sponsors - du FC Bâle se contentent longtemps d'un tel discours.

Votre opinion