États-Unis - Bernie Sanders tente de bloquer une vente d’armes à Israël
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États-UnisBernie Sanders tente de bloquer une vente d’armes à Israël

Aux États-Unis, Bernie Sanders s’oppose à une grosse vente d’armes à Israël. Le sénateur du Vermont la juge impensable, en pleine escalade militaire, entre l’État hébreu et le Hamas.

Bernie Sanders souhaite que le Congrès aborde le thème de la vente d’armes à Israël, «à un moment où des bombes fabriquées aux États-Unis dévastent Gaza et tuent des femmes et des enfants»,

Bernie Sanders souhaite que le Congrès aborde le thème de la vente d’armes à Israël, «à un moment où des bombes fabriquées aux États-Unis dévastent Gaza et tuent des femmes et des enfants»,

AFP

Le sénateur américain Bernie Sanders a présenté, jeudi, une résolution pour tenter de bloquer une vente d’armes à Israël, d’un montant de 735 millions de dollars, une initiative qui suit celle d’autres élus de l’aile gauche du Parti démocrate, mais qui a très peu de chances d’aboutir.

«À un moment où des bombes fabriquées aux États-Unis dévastent Gaza et tuent des femmes et des enfants, nous ne pouvons tout simplement pas laisser une autre énorme vente d’armes se dérouler sans même avoir un débat au Congrès», a écrit le sénateur indépendant.

Dur d’atteindre les 51 voix

Cette figure de la gauche américaine a le pouvoir de soumettre cette résolution à un vote même sans l’accord du chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer. Il semble toutefois très peu probable qu’elle puisse recueillir les 51 voix nécessaires à son passage, puisque beaucoup de démocrates ne soutiennent pas cette mesure.

Le Congrès a été officiellement informé, le 5 mai, d’une vente d’armes destinée au ministère israélien de la Défense, d’un montant de 735 millions de dollars. Selon les règles parlementaires, les élus ont jusqu’à ce jeudi pour présenter une résolution s’y opposant, et l’approuver. Mais les défenseurs de la résolution affirment qu’un vote pourrait être organisé même après cette date.

«Ne pas prolonger la violence»

Mercredi, des élus de l’aile gauche des démocrates, menés par la jeune parlementaire Alexandria Ocasio-Cortez, avaient présenté une résolution similaire à la Chambre des représentants. «Alors que de nombreuses voix, y compris celle du président Biden, soutiennent un cessez-le-feu, nous ne devrions pas envoyer des armements «d’attaque directe» au premier ministre israélien Netanyahou pour prolonger la violence», a-t-elle écrit.

Malgré la majorité démocrate à la Chambre, ce texte a là aussi très peu de chances de passer. Les chefs du groupe parlementaire n’ont même pas fixé de date pour un vote.

Joe Biden a durci le ton

Une grande majorité des Américains juifs se disent démocrates et le parti a traditionnellement soutenu Israël, hormis quelques rares voix critiques. L’embrasement entre Israël et les Palestiniens a toutefois réveillé de nouvelles critiques envers l’État hébreu chez les démocrates modérés.

Joe Biden a durci le ton, mercredi, avec Benyamin Netanyahou, appelant à une désescalade «aujourd’hui» en vue d’un cessez-le-feu. L’escalade militaire entre Israël et le Hamas a fait au moins 239 morts en dix jours, majoritairement des Palestiniens.

Le cabinet israélien va discuter d’un cessez-le-feu

Le cabinet de sécurité israélien se réunit ce jeudi soir, afin de discuter d’un possible cessez-le-feu après onze jours d’affrontements armés entre Israël et le Hamas, mouvement palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, ont indiqué des sources officielles. Cette réunion, à laquelle participeront notamment le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, et les principaux responsables sécuritaires du pays, intervient alors que d’intenses tractations diplomatiques, ont lieu afin de mettre un terme aux hostilités entre le Hamas et Israël, qui ont fait plus de 230 morts en dix jours, dont une majorité de Palestiniens.

Le chef de l’ONU se dit «profondément choqué» par les bombardements

La poursuite des tirs israéliens et palestiniens est «inacceptable», a affirmé jeudi devant l’Assemblée générale de l’ONU son secrétaire général, Antonio Guterres, en estimant que «les affrontements devaient cesser immédiatement».

«Je suis profondément choqué par les bombardements aériens et d’artillerie continus par les Forces de défense israéliennes à Gaza», ayant tué «au moins 208 Palestiniens, incluant 60 enfants», a-t-il dit. «La poursuite des tirs aveugles de roquettes par le Hamas et d’autres groupes militants vers des centres de population en Israël» ayant fait «au moins 12 morts incluant deux enfants», «est également inacceptable», a-t-il ajouté.

Israël de son côté a fait part d’un bilan des tirs de roquettes du Hamas s’élevant à 12 morts dont un enfant.

«S’il y a un enfer sur terre, c’est la vie des enfants à Gaza», a estimé le secrétaire général de l’ONU.

AFP
(AFP)

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