Pandémie: Berset: «Je ne sais pas si on pourra sauver Noël»
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PandémieBerset: «Je ne sais pas si on pourra sauver Noël»

Le ministre de la santé Alain Berset refuse de faire un pronostic sur une date de sortie de crise et appelle chacun à faire sa part. Il réfute également la critique selon laquelle il aurait cédé face à l’économie et négligé la santé.

«Il faudra passer à travers plusieurs mois difficiles avant que cette crise soit derrière nous», indique Alain Berset, qui refuse toutefois de faire un pronostic sur une date de sortie de crise (archives).

«Il faudra passer à travers plusieurs mois difficiles avant que cette crise soit derrière nous», indique Alain Berset, qui refuse toutefois de faire un pronostic sur une date de sortie de crise (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

«Je ne sais pas si on pourra sauver Noël», avoue le ministre de la santé Alain Berset dans le «Matin Dimanche». Et d’ajouter que «l’on doit vivre avec cette incertitude». Le Fribourgeois refuse en outre de faire un pronostic sur une date de sortie de crise. «Tous ceux qui en ont fait se sont trompés», argumente-t-il.

Interrogé sur la raison pour laquelle la Suisse n’a pas eu recours au confinement, le socialiste explique que, sans l’adhésion de la population, les mesures ne servent à rien. «Nous essayons donc de ne pas tout interdire, mais d’en appeler à la responsabilité des gens». Tout le monde connaît les gestes barrières. Ils ne marcheront que «si tout le monde joue le jeu», note le ministre.

S’il comprend la critique selon laquelle il aurait cédé à l’économie et négligé la santé, Alain Berset rétorque qu’elle est fausse. «S’il y a bien une chose que cette crise nous a enseignée, c’est que santé et économie ne peuvent pas être opposées», relève-t-il. Pour décider d’autres mesures, le conseiller fédéral indique que la charge des hôpitaux reste un critère essentiel. «On ne peut pas se permettre que le système de santé craque», insiste-t-il. Alain Berset réitère en outre sa conviction que le fait de pouvoir gérer la crise de manière différenciée selon les régions est «un réel avantage».

(ATS/NXP)

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