Actualisé 22.01.2020 à 15:29

EpidémieBerset: «Nous sommes très bien préparés»

Le conseiller fédéral Alain Berset a tenu à rassurer mercredi à Davos sur le dispositif suisse de suivi du coronavirus qui affecte surtout la Chine.

Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit en urgence ce mercredi à Genève, le conseiller fédéral a discuté mardi en marge du Forum économique mondial (WEF) avec le directeur général de l'institution, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le conseiller fédéral a assuré que la Suisse est aussi prête à aider la communauté internationale.

«La Suisse, qui accueille le siège de l'OMS, n'est pas indifférente à ce qui se passe, ni à la capacité de réponse internationale», a affirmé Alain Berset devant la presse à la Maison Suisse.

Pour cette raison, il a offert à Tedros Adhanom Ghebreyesus l'aide de la Suisse. Au moment de la crise d'Ebola, celle-ci avait mis à disposition des unités pour accueillir des patients acheminés depuis l'étranger. Des tests de vaccin avaient aussi été menés, alors qu'aucun n'était encore prêt. Dans le cas du coronavirus, il faudra évaluer comment elle peut offrir une assistance, a insisté le conseiller fédéral.

Mardi et mercredi, Alain Berset a multiplié les rencontres. Le WEF offre une plateforme qu'il ne trouve, en dehors de Davos, qu'à Genève et à New York pour faire avancer les défis de la politique de santé internationale de la Suisse.

Il a discuté avec le président sénégalais, Macky Sall, du prochain sommet sur la sécurité des patients dans un mois en Suisse, avec le souhait que cette réunion puisse avoir lieu en 2021 en Afrique.

Dialogue avec le ministre de Bolsonaro

Alain Berset a aussi vu le président du Botswana et, avec sa collègue Viola Amherd, la directrice exécutive d'ONU Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka. Après une année marquée en Suisse par la mobilisation des femmes, il souhaite que des avancées sur l'égalité salariale puissent être appliquées.

«Il faut qu'il y ait des actes», a-t-il affirmé. Le Conseil fédéral veut ajouter 3 millions de francs supplémentaires dans le prochain budget pour la lutte contre les violences domestiques.

Pour la première fois, le conseiller fédéral a aussi pu rencontrer son homologue brésilien, Luiz Henrique Mandetta. Il a mentionné l'initiative lancée par la Suisse pour la santé pour tous dans les situations de crise, soutenue par 28 pays.

Luiz Henrique Mandetta a dit à Keystone-ATS que le gouvernement de Jair Bolsonaro allait peut-être s'associer mais que des détails devraient être discutés. Une manifestation d'indigènes a dénoncé il y a quelques jours les effets pour la santé de la politique du président Jair Bolsonaro en Amazonie.

«Le problème de santé n'est pas en Amazonie. Il est pour les 4 millions de réfugiés vénézuéliens», rétorque Luiz Henrique Mandetta. Les incendies en Amazonie et en Australie montrent que climat et santé sont liés, selon M. Berset. Mais s'agissant de l'accès à la santé, «nous ne sommes pas là pour dire qui doit faire quoi», a-t-il ajouté sur le Brésil. Cette question constitue un défi pour tous les pays, y compris la Suisse, explique-t-il.

(ats)

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