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TéléBHL accorde son pardon à Yann Moix: «Je crois au repentir»

Accusé de violence par son propre frère et montré du doigt pour ses anciens textes négationnistes, le polémiste s'est expliqué samedi soir dans «On n'est pas couché», sur France 2.

par
Laurent Siebenmann

Yann Moix était l'invité, samedi soir, de «On n'est pas couché», sur France 2. L'émission de Laurent Ruquier lançait sa nouvelle formule, dans un nouveau décor toujours dominé par le bleu.

«Je reparlerai à mon frère»

Ex-chroniqueur du talk-show, Moix venait présenter son nouveau livre, «Orléans», et parler de la polémique autour de ce même ouvrage. L'auteur y accuse ses parents de l'avoir battu. Une révélation qui a valu à Yann Moix d'être à son tour accusé de violences par son frère.

Interrogé hier soir par Adèle Van Reeth et Franz-Olivier Giesbert, le gaillard s'est expliqué: «J'ai décidé que je ne parlerai plus à mes parents, mais à mon frère, oui. Nous nous battions, mais je ne l'ai jamais battu. Il a été manipulé par des gens qui mériteraient d'être en prison. C'est une victime, lui aussi. (...) Je pense que la place de mes parents est en prison. En tous cas, dans les années 70.»

Des écrits négationnistes «à vomir»

De surcroît ces derniers jours, d'anciens dessins et textes négationnistes pondus par l'ex-chroniqueur dans sa jeunesse ont refait surface dans la presse française, créant un terrible malaise. Sur ce sujet, Yann Moix s'est également expliqué dans «On n'est pas couché»: «Je demande pardon pour les dessins abjects, choquants que j'ai commis à 20 ans. Le jeune homme que j'étais, je lui cracherais dessus aujourd'hui», a-t-il lâché.

Yann Moix a aussi expliqué avoir vécu ces dernières années dans la crainte de voir ses dessins et ses textes découverts: «Je me vomissais (...) C'était devenu un supplice. J'achetais les journaux pour savoir si ça allait tomber.»

BHL accorde son pardon

Aurait-il fini par parler de ce sombre passé, sans les révélations de la presse? «J'ai failli vous en parler Laurent (N.d.l.r.: à l'époque de sa collaboration à l'émission), mais je n'y arrivais pas...»

Dimanche, Bernard-Henry Lévy à qui Yann Moix a demandé pardon hier soir - il avait collaboré à un site dirigé par le philosophe - a finalement apporté son soutien à l'écrivain: «Je crois au repentir. Je crois à la réparation, a-t-il écrit. Quand un homme, tout homme et donc aussi un écrivain, donne les preuves de sa volonté de rédemption, quand il s'engage, avec probité, dans le corps à corps avec ses démons, je pense qu'il est juste de lui en donner acte, de lui tendre loyalement la main et, si on le peut, de l'accompagner.»

Reste que, malgré la présence de Moix, ce retour de «On n'est pas couché» n'a pas remporté un franc succès et enregistré son plus faible score pour une rentrée, avec seulement 878 000 téléspectateurs français.

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