Football: Bia: «Mon contrat n'est pas respecté»

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FootballBia: «Mon contrat n'est pas respecté»

Dimanche à Saint-Gall, Geoffrey Bia a bousculé Christian Constantin, qu'il a cherché à empoigner. L'accusé livre sa version des faits.

par
Nicolas Jacquier
Martigny
Geoffrey Bia: «Mon contrat n'est pas respecté»

Geoffrey Bia: «Mon contrat n'est pas respecté»

Keystone

Geoffrey Bia, que s'est-il vraiment passé dimanche à Saint-Gall dans les couloirs du stade, lorsque vous avez cherché à en découdre avec votre président à l'issue du match?

La réalité n'est pas celle de l'illustration parue dans le Blick et votre journal. C'est très exagéré.

On connaît déjà la version de Christian Constantin, quelle est la vôtre?

Je respecte le président, il y a une hiérarchie, mais le respect doit aller dans les deux sens. A la fin du match, il a tenu des propos blessants et menaçants. Je ne l'ai pas accepté, compte tenu des antécédents. Il y a eu une bousculade de deux hommes qui s'expliquent. J'ai tiré son pull par derrière. J'ai fait ça pour l'embêter, il s'est retourné. Et il y a eu un attroupement, on s'est empoigné mais il n'y a pas eu de coups...

Tout cela était-il lié à votre déception de n'avoir pas été titularisé jeudi, lors de la finale de la Coupe de suisse contre Bâle?

Cette finale, j'y tenais énormément. Ça passait avant tout. J'ai beaucoup investi pour être prêt. J'ai financé mon séjour en Belgique où j'ai consulté des spécialistes que j'ai moi-même payé. J'ai fait abstraction de tout pour me mettre dans une bulle. Jusqu'à la veille du match, je devais commencer cette finale. Or j'ai appris dix minutes avant l'échauffement que je la jouerai pas. Je me pose des questions, forcément...

Lesquelles?

Voulait-on vraiment gagner cette finale? On n'a pas fait le maximum. Ce n'était pas le FC Sion, cela me reste en travers de la gorge. J'étais prêt à aider l'équipe mais comment le faire depuis le banc? Comment se peut-il que deux joueurs (ndlr: Salatic et Zverotic) influencent à ce point le coach? Y a-t-il eu du copinage? Ce n'est pas normal que Carlitos et Akolo passent avant moi au vu de leur état de forme le jour de la finale. Le premier avait une déchirure pas cicatrisée alors qu'Akolo était malade comme un chien depuis 3 jours, ce que le président et l'entraîneur en personne ont dit après le match (...) Entre la finale à Genève et le match de Saint-Gall, il y a ensuite eu des choses qui se sont produites.

C'est à dire, plus précisément?

En tant que joueur, on exerce un métier particulier, nécessitant beaucoup de passion et d'engagement. Mais quand je fais mon travail, il faut que le club fasse aussi le sien. Aujourd'hui, j'ai des arriérés de paiements de six mois. Mon contrat n'est pas respecté. C'est ça la base du problème. La Coupe, c'est un prétexte.

Trois jours après les faits, regrettez-vous ce qui s'est passé dans les couloirs du Kybunpark?

Je ne suis pas fier, je reste un être humain. J'ai cherché aujourd'hui (hier) sans succès à joindre le président. Chacun doit reconnaître ses torts.

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