États-Unis - Biden allonge la liste noire des entreprises chinoises interdites
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États-UnisBiden allonge la liste noire des entreprises chinoises interdites

La liste noire des entreprises chinoises qui ne peuvent pas bénéficier d’investissements américains a été allongée par le président Joe Biden, jeudi.

Le président américain Joe Biden.

Le président américain Joe Biden.

Reuters

Le président américain, Joe Biden, a allongé jeudi par décret la liste noire des entreprises chinoises qui ne peuvent pas bénéficier d’investissements américains en raison de liens présumés avec l’armée chinoise, une liste qui avait été mise en place sous l’administration Trump.

La Chine accuse les États-Unis de réprimer ses entreprises

La Chine a accusé vendredi les États-Unis de réprimer ses entreprises, après la décision de l’administration Biden d’allonger la liste noire des entités chinoises dans lesquelles les Américains n’ont pas le droit d’investir.

«La Chine prendra les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et les intérêts légitimes des entreprises chinoises», a averti devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin. Interrogé sur ces mesures, le porte-parole chinois a estimé qu’elles «violent les lois du marché» et «causent du tort non seulement aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises, mais aussi aux intérêts des investisseurs du monde entier, y compris les investisseurs américains».

«Ce décret autorise les États-Unis à interdire – de manière ciblée et circonscrite – les investissements américains dans des entreprises chinoises qui portent atteinte à la sécurité ou aux valeurs démocratiques des États-Unis et de nos alliés», précise la Maison-Blanche dans un communiqué.

La liste comporte désormais 59 entreprises, au lieu de 31 auparavant, considérées comme approvisionnant ou soutenant le complexe militaire et de sécurité chinois.

Cette «urgence nationale»

Washington précise avoir «également élargi la portée de cette urgence nationale en constatant que l’utilisation des technologies de surveillance chinoise en dehors de Chine, ainsi que leur développement ou leur utilisation pour faciliter la répression ou les violations graves des droits humains, constituent des menaces inhabituelles et extraordinaires».

Cette liste inclut de grands groupes de la construction, des télécoms ou des technologies, comme le fabricant de téléphones Huawei, le géant pétrolier CNOOC, China Railway Construction, China Mobile, China Telecom ou encore la société de vidéosurveillance Hikvision.

(AFP)

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