Économie: Bilan saisonnier «dramatique» pour l’hôtellerie en Suisse
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ÉconomieBilan saisonnier «dramatique» pour l’hôtellerie en Suisse

Durant la saison hivernale, les établissements ont affiché des pertes de chiffre d’affaires élevées. Les perspectives pour l’été sont également loin d’être réjouissantes.

Grâce aux bonnes conditions météorologiques et aux domaines skiables ouverts, les établissements alpins affichent une meilleure mine, en comparaison, avec 50% de taux d’occupation.

Grâce aux bonnes conditions météorologiques et aux domaines skiables ouverts, les établissements alpins affichent une meilleure mine, en comparaison, avec 50% de taux d’occupation.

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«Même dans la pire crise économique, nous n'avons jamais connu d'effondrements aussi spectaculaires», le président d’HotellerieSuisse, Andreas Züllig tire «un bilan saisonnier dramatique», qu’il détaille dans un communiqué publié le 28 février.

Selon le sondage, les taux d'occupation pour février dans les régions urbaines sont «faibles et inquiétants». En février 2019, les taux d’occupation dans les grandes villes étaient encore de 55 %, ils ne sont que de 15 % en février 2021.

Grâce aux bonnes conditions météorologiques et aux domaines skiables ouverts, les établissements alpins affichent une meilleure mine, en comparaison, avec 50% de taux d’occupation. C’est toutefois moins qu’en 2019, où le chiffre s’approchait des 60%. Pour l’association, cela signifie que la clientèle suisse ne suffit pas à compenser l’absence des touristes étrangers. À cela s’ajoute le fait que le chiffre d’affaires des hôtels est nettement plus affecté que le taux d’occupation en raison de la fermeture officielle des restaurants pour les clients externes.

Relâches dans le rouge

Malgré la semaine des relâches, toutes les régions tablent sur des pertes importantes en février 2021. Sur le plan national, 66 % des établissements subissent pour ce mois des pertes de chiffre d’affaires pouvant atteindre 250’000 francs, 11 % des entreprises subissent même des pertes pouvant aller jusqu’à 500’000 francs.

Pour toute la saison hivernale, les établissements au niveau suisse prévoient des pertes moyennes supérieures à un million de francs. Dans l’hôtellerie urbaine, on estime même que ces pertes sont supérieures à 1,5 million de francs par établissement. L’hôtellerie, dont les marges et les réserves sont faibles de par sa nature, se voit ainsi menacée dans son existence.

Sombre saison estivale

En outre, les perspectives pour la saison estivale à venir sont loin d’être réjouissantes: «L’état actuel des réservations de juin à août 2021 est beaucoup plus faible qu’en 2019 (entre 20 et 30%), tant dans les régions rurales que dans les régions alpines.» À titre de comparaison, les régions alpines affichaient pour la période de juin à août 2017 à 2019 des taux d’occupation de 51 % en moyenne.»

Pour l’hôtellerie urbaine, le rapport est alarmant. 59 % des établissements tablent sur une occupation inférieure à 20 % de juin à août 2021, alors que pour la période de 2017 à 2019, les taux bruts d'occupation des chambres dans les grandes villes suisses se situaient en moyenne à 73%.

En attendant l’immunité

Afin de palier à ces pertes, la branche estime qu’elle ne peut se redresser durablement que grâce à une nette reprise de la demande touristique en Suisse et à l’étranger.

Alain Züllig affirme que, pour que cela soit aussi possible avant d’avoir atteint l’immunité de groupe, la vaccination et les tests doivent se compléter judicieusement: «Nous demandons aux cantons d’exploiter tout leur potentiel dans le domaine du dépistage en attendant les prochaines étapes de réouverture.»

Des défis dans la formation

Selon le dernier sondage d’HotellerieSuisse, la pandémie a mis a rude épreuve la formation professionnelle de la branche de l’hébergement. Ainsi, près de 30 % des établissements urbains ne sont pas en mesure de former des apprentis à cause de la crise. Et environ 40 % des établissements indiquent en outre que l' intérêt pour la formation dans l’hôtellerie-restauration a baissé.

C’est pourquoi l’association demande que les salons des métiers et les événements visant à promouvoir l’image de la branche puissent à nouveau avoir lieu avec des plans de protection.

Conditions du sondage

Le sondage a été réalisé par HotellerieSuisse entre le 20 et le 23 février 2021. Pendant cette période, environ 380 membres de l’association ont répondu à des questions relatives à leur situation actuelle.

(szu)

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35 commentaires
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Joran Dagobin

01.03.2021, 18:36

Un touriste vivant est un touriste qui pourra revenir plusieurs fois.

Brick in the wall

01.03.2021, 10:13

Surtout ne pas se laisser polluer l'esprit par l'impression qui pourrait être donnée que les régimes sanitaires accordent des concessions en échange de quelque chose (passeport vaccinal, traçabilité test PCR Ad vitam æternam, etc.). Il s'agit de recouvrer toutes nos libertés de manière inconditionnelle! Une fois cela chose faite, que la Justice puisse faire son travail sereinement afin de faire toute la lumière sur la gestion politique de la crise.

Carvalho

01.03.2021, 08:54

Bonjour pour recoqueri les Bon tourisme il four ferdes très bonnes promotions en tourisme tarifs famille. Des bons prix et groupes des personnes. Il fours sauver exelent tourisme Suisse. Mes avec une très bonne protection de Ingiene en hortelarie ! Les prix sons pas très bien ancou avec tout cette crise.🍀👍POSITIVO !