Publié

Euro 2012Blanc et les Bleus dans l'attente

Le président de la FFF, Noël Le Graët, et le sélectionneur se sont donné 48?heures de délai de réflexion.

par
Renaud Tschoumy
Laurent Blanc à sa sortie des bureaux de la Fédération française de football.

Laurent Blanc à sa sortie des bureaux de la Fédération française de football.

AFP

C'est en deux temps que le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, et le sélectionneur Laurent Blanc ont tiré le bilan de l'Euro, après la cuisante élimination en quarts de finale, samedi contre l'Espagne (0-2). Les deux parties se sont vues en matinée, avant de faire une pause-déjeuner, puis de reprendre leurs discussions dans l'après-midi. Le tout au siège de la «Fédé».

«La discussion n'a pas duré toute la journée car j'avais des obligations, a expliqué Blanc à nos confrères de L'Equipe. Chacun a dit ce qu'il avait à dire, notamment sur l'Euro. Nous avons beaucoup de points communs, c'est déjà bien. Mais c'est aussi une décision personnelle qui me concerne. Nous nous sommes donné un délai de 48?heures.» Ce que la FFF a confirmé par le biais d'un court communiqué.

Il faudra donc attendre samedi (au mieux) pour savoir si Blanc sera reconduit dans ses fonctions, ou non. Pour rappel, celui que l'on surnomme le «Président» (!) avait demandé à prolonger son contrat avant l'Euro. Mais ses dirigeants avaient préféré attendre la fin du tournoi européen pour juger sur pièces.

Au niveau sportif, l'objectif fixé – une place en quarts de finale – a été atteint. Reste la manière et, surtout, la gestion des dérapages de certaines individualités, à savoir Nasri, Ben Harfa, Ménez et M'vila. Tous quatre risquent des sanctions de la part des dirigeants de la FFF. Mais ces clashes ont aussi fragilisé la position de Laurent Blanc, puisque certains sélectionnés ont émis des doutes sur l'efficacité de son management.

«J'ai l'impression qu'on mélange tout», a confié, toujours à L'Equipe, le capitaine et gardien Hugo Lloris, l'un des rares joueurs à échapper à la critique après le fiasco ukrainien. Il a ajouté: «Aujourd'hui, tout le monde adhère à la philosophie et au discours du sélectionneur.» Est-ce encore le cas de Noël Le Graët et de son directoire? Réponse dans 48?heures.

COMMENTAIRE

Ton opinion