Zurich: Blatter exclut un départ immédiat de la FIFA
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ZurichBlatter exclut un départ immédiat de la FIFA

Le président démissionnaire a exclu un départ immédiat réclamé par le Parlement européen. Un comité exécutif extraordinaire sera réuni le 20 juillet.

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L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

Keystone
«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

AFP
Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra  mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans.  (Mardi 10 octobre 2017)

Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans. (Mardi 10 octobre 2017)

AFP

Joseph Blatter veut prendre le temps de partir malgré les pressions. Le président démissionnaire a exclu un départ immédiat de la FIFA réclamé par le Parlement européen à la suite du scandale de corruption dans lequel est engluée l'instance suprême du football.

La FIFA a en revanche perdu jeudi 11 juin un autre haut responsable, qui a démissionné avec effet immédiat: son directeur de la communication depuis 2011, le Suisso-Italien Walter De Gregorio. C'est lui qui se tenait non loin de Joseph Blatter le 2 juin à la tribune de la FIFA, lorsque le président a annoncé qu'il allait quitter son poste.

Pas pour tout de suite

Le départ de Blatter n'est cependant pas pour tout de suite, et c'est ce qui gêne les eurodéputés. Ils ont voté à une très large majorité, à main levée, pour un texte au ton vif à l'encontre de la FIFA, préparé conjointement par les sept groupes politiques de l'assemblée, réunis en session plénière à Strasbourg.

Ils se félicitent «de la démission de Joseph Blatter de la présidence de la FIFA ainsi que des enquêtes pénales en cours», en Suisse comme aux Etats-Unis. Mais ils demandent à l'organisation de choisir «un président provisoire approprié pour (le) remplacer immédiatement».

Le Suisse, bien que démissionnaire, a en effet prévu de rester en poste jusqu'à l'élection de son successeur, qui n'est pas prévue avant fin 2015. Or, a estimé le Parlement dans sa résolution censée exercer une pression politique, la FIFA a besoin de «crédibilité» pour mener les «réformes urgentes nécessaires».

Perplexité de la FIFA

«La FIFA est perplexe face à la résolution du Parlement européen», a répliqué en soirée une porte-parole de l'instance dans une déclaration à l'AFP, répétant que l'échéance décisive serait le congrès extraordinaire électif, prévu entre décembre 2015 et mars 2016.

«Le président a pour priorité de s'assurer que lors de ce congrès (...) des réformes impératives soient adoptées et qu'un nouveau président soit élu», a-t-elle ajouté.

La FIFA a annoncé mercredi que la date du congrès électif serait fixée le 20 juillet, à l'issue d'un comité exécutif extraordinaire.

L'étau se resserre

Blatter, 79 ans, a été réélu fin mai à Zurich pour un cinquième mandat, trois jours après le coup de filet international contre 14 dirigeants et partenaires de la FIFA lancé par la justice américaine. Mais il a annoncé quatre jours plus tard sa démission, quelques heures à peine après de nouvelles accusations visant son bras droit, le Français Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA.

Depuis, l'étau n'a cessé de se resserrer autour de lui, à mesure que sont apparues de nouvelles affaires de corruption au sein de l'organisation, dont les eurodéputés ont fustigé «la corruption systémique et abjecte».

La FIFA «est malade et sa maladie est due à sa classe dirigeante actuelle», a lancé le député espagnol Santiago Fisas Ayxela, qui s'exprimait au nom du PPE (droite), lors du débat au Parlement.

Avec Blatter, «elle a perdu une tête», a estimé au nom des socialistes la députée allemande Petra Kammerevert, comparant l'organisation à l'Hydre à plusieurs têtes de la mythologie grecque. «Mais la question demeure de savoir comment cela va se poursuivre», a-t-elle ajouté.

«Plus en mesure de diriger le football international»

Le commissaire européen chargé du Sport, Tibor Navracsics, qui assistait aussi au débat, a lui estimé que, «dans sa forme actuelle», la FIFA «n'était plus en mesure de diriger le football international».

Dans sa résolution, le Parlement européen a aussi salué le rôle joué par «le journalisme d'investigation qui a fait naître de graves soupçons» sur l'ampleur de la corruption qui gangrène la direction du football mondial.

Il a appelé à la mise en place de «processus décisionnels ouverts, équilibrés et démocratiques» au sein de la FIFA.

En attendant, l'instance doit se trouver une nouvelle voix officielle. Le départ de son directeur de la communication Walter De Gregorio est une mauvaise nouvelle de plus, dans une période très troublée où les attaques se multiplient.

C'est son adjoint, le Français Nicolas Maingot, à la FIFA depuis 2001, qui assurera désormais la fonction de directeur de la communication «par intérim». Walter De Gregorio interviendra comme «consultant jusqu'à la fin de cette année».

(AFP)

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