UDC: Blocher apporte son soutien à Freysinger
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UDCBlocher apporte son soutien à Freysinger

Sévèrement critiqué par le président de l'UDC Albert Rösti, l'ex-conseiller d'Etat valaisan reçoit le soutien du mentor du parti.

par
Christine Talos
Christoph Blocher et Oskar Freysinger à Berne en août 2016.

Christoph Blocher et Oskar Freysinger à Berne en août 2016.

Keystone

Ce sera sans doute un peu de baume au coeur pour Oskar Freysinger. Non réélu au Conseil d'Etat en mars dernier, critiqué vertement par son président de parti Albert Rösti, l'UDC valaisan vient de recevoir dans La Liberté de mardi le soutien de Christoph Blocher.

On se souvient qu'Albert Rösti avait vivement critiqué dans la presse dominicale la campagne du Valaisan pour l'élection au gouvernement. «En général, lorsque l'on ne songe qu'à sa propre carrière, et pas aux réalités politiques, à la Suisse et au parti, on perd», avait-il déclaré au Matin Dimanche et à la SonntagsZeitung le 23 avril dernier. Avant de fustiger encore les rencontres du Saviésan à l'étranger avec des organisations d'extrême droite. Des rencontres «que l'UDC n'apprécie guère, et qui n'ont pas non plus été goûtées par la population», avait-il relevé.

«Cela fait partie de la vie»

Pour Christoph Blocher, Oskar Freysinger a commis quelques fautes, certes. «Mais sa non-réélection est une anecdote. Il faut continuer, cela fait partie de la vie», dit-il mardi dans le quotidien fribourgeois. Le maître à penser de l'UDC va même plus loin et loue le Valaisan: «Il est le contraire d’un homme d’administration: les hommes de gouvernement sont souvent des «souris grises», des gens ternes. Oskar Freysinger, c’est justement le contraire, il veut réaliser des choses!»

Christoph Blocher assume pleinement sa divergence de vue d'avec le président de l'UDC Albert Rösti. «C’est possible qu'il se soit montré plus critique», admet-il. Mais il continue de soutenir le Valaisan et d'estimer qu'il n'y a aucune raison pour qu'il ne conserve pas la vice-présidence du parti. Des paroles plutôt encourageantes pour Oskar Freysinger, estime La Liberté, qui rappelle que des rumeurs circulent sur son avenir de vice-président de l'UDC après 2018.

Rösti se radoucit

Albert Rösti lui-même semble s'être radouci entre-temps, souligne encore le quotidien fribourgeois qui l'a contacté lundi. En effet, si le Bernois maintient sur le fond ses critiques, il salue toutefois «l'énorme engagement» du Saviésan et déclare vouloir continuer travailler avec lui.

Quant au principal intéressé, présent ce week-end au congrès de l'ASIN,« l'Action pour une Suisse indépendante et neutre» dont il est membre, il a rappelé à la tribune qu'il vivait encore avant de se lancer dans un plaidoyer pour la démocratie directe et la défense de l'«exception suisse». Mais fuyant la presse depuis sa non-réélection, il a à nouveau refusé de parler au quotidien fribourgeois.

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