Blue Origin veut construire sa propre station spatiale
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CielBlue Origin veut construire sa propre station spatiale

La société de Jeff Bezos veut créer sa propre structure privée en orbite, pouvant accueillir jusqu’à 10 personnes et cela d’ici à la fin de la décennie.

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La station «Orbital Reef» évoluera à 500 km d’altitude.

La station «Orbital Reef» évoluera à 500 km d’altitude.

Blue Origin
De larges hublots sont prévus pour profiter de la vue imprenable.

De larges hublots sont prévus pour profiter de la vue imprenable.

Blue Origin
L’intérieur du module aux baies vitrées.

L’intérieur du module aux baies vitrées.

Blue Origin

Les sociétés Blue Origin et Sierra Space ont annoncé lundi vouloir construire une station spatiale privée pouvant accueillir jusqu’à 10 personnes, avec pour but qu’elle soit opérationnelle durant «la deuxième moitié de la décennie».

Baptisée «Orbital Reef» (récif orbital), elle est décrite comme un «parc commercial» destiné à accueillir de multiples clients. «Agences spatiales expérimentées, consortiums dans les hautes technologies, nations sans programme spatial, médias et agences de voyages, entrepreneurs et inventeurs subventionnés, investisseurs portés vers l’avenir, tous ont leur place» à bord, ont énuméré les entreprises dans un communiqué.

Ce nouveau projet est un signe supplémentaire de la course effrénée pour la commercialisation de l’orbite terrestre basse. Blue Origin, qui a le milliardaire Jeff Bezos pour patron, a déjà des activités dans le tourisme spatial avec sa fusée New Shepard.

Partenariat avec Boeing

«Depuis plus de six décennies, la NASA et d’autres agences spatiales ont développé des vols orbitaux et un habitat dans l’espace, nous mettant sur la voie pour que les entreprises privées prennent leur essor cette décennie», a déclaré dans un communiqué Brent Sherwood, responsable chez Blue Origin. «Nous allons étendre l’accès, faire baisser les coûts.»

Plusieurs entreprises seront partenaires du projet, notamment Boeing, qui sera en charge du module scientifique et fournira le moyen de transport vers cette station: la capsule Starliner, toujours en phase de test actuellement.

Un volume de 830 m³

La station évoluera à 500 km d’altitude, soit un peu plus haut que l’actuelle Station spatiale internationale (ISS), et mesurera 830 m³, soit «presque autant» que l’ISS.

L’architecture de la station sera «centrée sur l’humain», avec de «larges fenêtres», ont promis Blue Origin et Sierra Space. Cette dernière entreprise, filiale de Sierra Nevada Corporation, a notamment imaginé un module d’habitation gonflable.

«En tant qu’ancienne astronaute de la NASA, j’ai attendu depuis longtemps le moment où travailler et vivre dans l’espace serait accessible à davantage de gens dans le monde, et ce moment est arrivé», a déclaré Janet Kavandi, présidente de Sierra Space.

D’autres candidats en lice

D’autres sociétés prévoient de construire leur station spatiale. Axiom Space a annoncé de longue date vouloir construire la sienne, qui sera d’abord rattachée à l’ISS avant de prendre son autonomie.

Et la semaine dernière, la société Nanoracks, en collaboration avec les entreprises Lockheed Martin et Voyager Space, a annoncé vouloir construire une station commerciale nommée Starlab, qui devra être opérationnelle à partir de 2027.

L’avenir de l’ISS est aujourd’hui officiellement assuré jusqu’en 2024 et, d’un point de vue technique, la NASA a entériné le fait qu’elle soit capable d’opérer jusqu’en 2028. Le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson, s’est prononcé en faveur de son extension jusqu’en 2030.

Mais la NASA encourage fortement la privatisation de l’orbite basse, espérant ainsi faire des économies et pouvoir se concentrer sur les missions d’exploration plus lointaines.

(AFP)

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