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MotoBMW maîtrise aussi le monde du scooter

Un moteur de 647 cm3 et un châssis commun pour deux scooters aux vocations opposées: le constructeur allemand voit double en ce début d'année.

par
Claude Bovey
Madrid

Chez BMW, on aime nommer le monde du scooter «Urban Mobility». Un concept bientôt décliné en version électrique et sur de plus petites cylindrées. En attendant, cette appellation sonne «djeune» mais aussi un brin «Bobo»… C'est ainsi que la firme allemande signe son arrivée parmi les constructeurs de scooter. Ou plutôt, elle y effectue son retour après l'échec commercial qu'avait subi le C1, son extravagant scooter 125?cm3 recouvert d'un toit. Et, pour marquer ce retour en force, ce n'est pas un, mais deux scooters issus d'une même base, aux caractéristiques et aux vocations bien différentes, qui sont proposés pour ce début de saison. Chez BMW on ratisse large tout en ne cachant rien du but avoué de la manœuvre: faire de l'ombre à son principal concurrent qu'est le TMax, le légendaire big scooter sportif de Yamaha.

Les pendulaires trentenaires seront vite séduits par la version Sport (C 600 S) plutôt sexy et dynamique à souhait. Tandis que la version Grand Tourisme (C 650 GT) attirera une belle frange d'automobilistes exigeants en termes de confort, lassés du quotidien d'un trafic devenu insupportable.

Au guidon du C 600 S, celui qui retiendra l'attention des plus avides de sensations, ses 60?chevaux (un record pour cette catégorie) en surprendront plus d'un. Cette grosse cavalerie sonne la charge à chaque démarrage. Très vite en mouvement, le C 600 S, tout comme le GT d'ailleurs, se faufile aisément dans le trafic urbain grâce à une agilité de premier ordre.

Aux portes du monde de la moto

Loin des turbulences urbaines, les deux scooters ont fait valoir leurs grandes qualités dynamiques sur des routes sinueuses. En ce qui concerne la version GT, elles se sont avérées véritablement bluffantes. Mais, avec la version S, nous entrons dans un autre monde, situé aux portes de celui de la moto. Avec d'abord une ergonomie de conduite ressemblant à celle d'un roadster, le buste légèrement basculé sur l'avant. Cette position donne une grande liberté de déplacement, permettant des entrées en courbes rapides et très précises. Sur l'angle, il est aussi très facile de modifier les trajectoires, tant le C 600 S est agile et stable. Le freinage ABS présent sur les deux modèles est en tout point remarquable, bien dans la lignée de ce que BMW a toujours proposé en la matière.

Le plus féroce concurrent du TMax est désormais connu sous le nom de C 600 S Avec encore un prix des plus attractifs de 11 980 fr., BMW vient de frapper très fort!

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