Brésil - Bolsonaro prend la défense de son ministre soupçonné de trafic de bois
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BrésilBolsonaro prend la défense de son ministre soupçonné de trafic de bois

Le président brésilien a chanté les louanges de Ricardo Salles, son ministre de l’Environnement accusé de faire de la contrebande de bois d’Amazonie.

Le président brésilien Jair Bolsonaro (à gauche) a pris la défense de son ministre de l’Environnement accusé par la justice d’être impliqué dans un réseau criminel de contrebande de bois.

Le président brésilien Jair Bolsonaro (à gauche) a pris la défense de son ministre de l’Environnement accusé par la justice d’être impliqué dans un réseau criminel de contrebande de bois.

AFP

Le président brésilien Jair Bolsonaro a qualifié d’«exceptionnel» son ministre de l’Environnement Ricardo Salles, pourtant accusé de favoriser des exportations illégales de bois d’Amazonie.

«C’est un ministre exceptionnel, mais il doit surmonter d’énormes difficultés, à cause de certaines personnes au Parquet et des chiites environnementaux», a déclaré jeudi soir le chef de l’État lors de son direct hebdomadaire sur Facebook.

L’expression de «chiites environnementaux» est souvent utilisée par le dirigeant d’extrême droite pour désigner les écologistes, qu’il accuse d’être à la solde de puissances étrangères pour menacer la souveraineté du Brésil sur l’Amazonie, et qui ont Ricardo Salles dans le collimateur.

Mercredi, des perquisitions ont été menées au ministère de l’Environnement et au domicile du ministre Ricardo Salles, dans le cadre d’une opération de la Police fédérale visant à démanteler un «important réseau criminel de facilitation de contrebande de bois».

Juge de la Cour suprême «induit en erreur»

Ricardo Salles, 45 ans, a affirmé que ces accusations n’avaient «aucun sens» et que le juge de la Cour suprême qui a autorisé l’opération avait été «induit en erreur».

En avril dernier 2020, l’impopulaire ministre avait déclaré au cours d’une réunion ministérielle – pendant laquelle il ignorait être enregistré – qu’il souhaitait profiter du fait que les médias étaient concentrés sur la crise du coronavirus pour assouplir les normes environnementales.

Le président Bolsonaro appelle régulièrement à la légalisation de l’agriculture ou des activités minières dans des zones protégées, y compris les territoires indigènes.

Il s’est engagé récemment à éradiquer la déforestation illégale d’ici 2030, même si elle n’a cessé d’augmenter depuis le début de son mandat, en janvier 2019.

(AFP)

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