Publié

GenèveBon démarrage de l’année au Salon de la haute horlogerie

Le marché de la haute horlogerie ne marque aucun signe de ralentissement et l’année a bien démarré. La 22e édition a attiré 12’500 professionnels avec une forte présence asiatique.

«L'édition 2012 est certainement un grand cru au vu de la santé affichée par la haute horlogerie et les investissements des marques», a déclaré vendredi selon la directrice du Salon de la haute horlogerie (SIHH) Fabienne Lupo.

«Les dernières créations des maisons exposantes au SIHH ont rivalisé d’innovation, de technicité et d’inventivité», a-t-elle souligné au dernier jour du salon.

Tiré par les pays émergents

Selon la responsable, les échos des marchés concernant le mois de janvier sont plutôt très bons, en particulier en ce qui concerne l’Asie. «Ce tout début d’année ne marque pas un ralentissement des affaires, mais il convient d’être prudent», a relevé la directrice du SIHH et présidente de la Fondation de la haute horlogerie.

Le marché de la haute horlogerie est toujours tiré par la locomotive Asie, mais pas seulement. Tous les pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Russie) soutiennent sa croissance et une reprise semble se confirmer aux Etats-Unis.

La directrice du SIHH a noté cette année une présence plus importante de visiteurs chinois et ce malgré la proximité du Nouvel An chinois. La fréquentation du salon est stable d’une année sur l’autre, puisqu’il est réservé à des invités (professionnels, détaillants, journalistes).

Selon le World Watch Report, l’étude de marché de référence pour l’industrie horlogère, la Chine dépasse pour la première fois les Etats-Unis pour les produits de la haute horlogerie, avec 25% des parts de marché contre 21% pour les Etats-Unis.

Croissance raisonnable en 2012

«Il est indéniable que l’environnement économique est aujourd’hui incertain. Mais nous restons optimistes sur notre capacité à continuer sur la voie d’un développement soutenu», indique Elisabeth Guerin, responsable de la presse pour Cartier, occupant la plus grande surface des 30’000 m2 du SIHH à Palexpo.

La représentante de Cartier souligne qu’en 160 ans d’histoire la marque, qui affichait son dynamisme en exposant pas moins de 117 nouveautés cette semaine, a toujours surmonté les crises économiques. Celles-ci sont d’ailleurs l’occasion de gagner des parts de marché, relève Elisabeth Guerin.

Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, s’attend à une année de «croissance raisonnable» en 2012 après les records enregistrés en 2011. Le groupe Richemont, qui chapeaute les 18 marques présentes au SIHH, avait fait état lundi d’une hausse de 24% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre 2011 par rapport à l’année précédente.

L'embauche continue

De Genève à Bâle, les marques horlogères continuent d’embaucher pour répondre à la demande. Le franc fort est un problème comme pour toute l’industrie suisse et a réduit quelque peu les marges, selon Audemars Piguet, mais la qualité, l’innovation et l’esthétique l’emportent dans ce segment sur les considérations de prix. Départ en 2013 Interrogée sur le souhait d’exposants d’ouvrir au grand public le SIHH, au moins un jour de la semaine, Fabienne Lupo affirme que «cela impliquerait un changement important du concept, difficile à mettre en place».

La directrice du SIHH regrette le départ en 2013 de Girard- Perregaux et JeanRichard pour Baselworld, mais il n’est pas question de le compenser. Le groupe neuchâtelois Sowind, passé sous le contrôle du groupe français Pinault-Printemps-La Redoute, retournera en effet à Bâle.

«Genève reste et restera toujours le berceau de la haute horlogerie, qui a vu naître nombre de grands horlogers et de manufactures», conclut Fabienne Lupo. Parallèlement, le Geneva Time Exhibition (GTE) a attiré sur 2500 m2 quelque 5000 professionnels à l’Espace Hippomène, un nouveau lieu d’exposition.

Destiné aux collectionneurs avant tout, il a permis à 52 artisans d’exposer leurs créations d’un niveau technique exceptionnel.

(ATS)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!