Finances: Bonne année pour la Banque cantonale de Zurich
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FinancesBonne année pour la Banque cantonale de Zurich

L'établissement a dégagé en 2016 un bénéfice d'exploitation en hausse de 5%, à 761 millions de francs.

La distribution au canton et aux communes a augmenté de 10%.

La distribution au canton et aux communes a augmenté de 10%.

Keystone

La Banque cantonale de Zurich (BCZ) a dégagé l'an dernier un bénéfice net en hausse de 5%, à 761 millions de francs. Les opérations de commissions et de prestation de services, ainsi que les activités de négoce, en forte hausse, y ont notamment contribué.

«Dans le contexte économique difficile de l'exercice passé, la BCZ a su tirer son épingle du jeu et obtenir un résultat très satisfaisant. Par ailleurs, la diversification a continué à s'améliorer grâce à l'intégration réussie de Swisscanto» a déclaré Martin Scholl, président de la direction générale, cité dans un communiqué diffusé vendredi.

Le résultat d'exploitation a bondi de 13,3% à 752 milllions. Le produit d'exploitation a également progressé de 5% sur un an, pour atteindre un «sommet historique» de 2,32 milliards de francs.

Les opérations d'intérêts sont en hausse de 3,5% à 1,2 milliard de francs. Cela reflète «la croissance satisfaisante des volumes de l'activité hypothécaire de 3,7 milliards», précise le premier établissement cantonal.

Eu égard «à l'intégration réussie de Swisscanto», le revenu des opérations de commissions et de prestations de services est en hausse de 8,9% à 728 millions de francs. La société de fonds des banques cantonales Swisscanto a été rachetée en 2015 par la BCZ et consolidée pour la première fois sur l'ensemble de l'exercice.

Dans le domaine du négoce, la BCZ a, dans le contexte d'une volatilité accrue du marché, profité d'une nette hausse des activités des clients. Le revenu du négoce a augmenté de 15,8% à 379 millions.

Les charges ont par contre augmenté pendant la période sous revue de 4,9% à 1,4 milliard. Ce montant n'inclut pas la charge exceptionnelle de 70 millions liée à l'adaptation des conditions de la caisse de pension. Les frais de personnel ont notamment été plus élevés en raison de l'intégration de Swisscanto.

Versement de 330 millions

La distribution au canton et aux communes a augmenté de 10%, pour se chiffrer à 330 millions. Le canton de Zurich recevra un dividende de 220 millions et les communes un dividende de 110 millions. La part destinée à couvrir les coûts en capital pour le canton s'est élevée à 21 millions, contre 26 millions en 2015.

L'an dernier, les afflux nets d'argent nouveau ont atteint 8 milliards de francs, faisant plus que compenser les 2,5 milliards de sorties de liquidités en 2015. Au total, les avoirs de la clientèle ont progressé de 2,8% à 264,8 milliards à la fin 2016. La direction a indiqué «disposer d'une base de fonds propres extrêmement solide dépassant largement les exigences réglementaires». Le ratio de fonds propres durs, s'établissant à 15,6%, est néanmoins en retrait de 0,2 point de pourcentage sur un an. En 2016, le total des actifs a augmenté de 2,3% à 157,98 milliards de francs, dont 77,3 milliards ( 5,0%) de prêts hypothécaires.

Pas de progrès dans le litige fiscal

Martin Scholl a précisé lors de la conférence de presse que l'unité de gestion de fortune en Autriche a dégagé l'an dernier son premier bénéfice. Reprise en 2010, la filiale a subi une transformation en profondeur ces dernières années. Le repreneur avait aussi dû passer l'éponge sur des scandales antérieurs, en matière de blanchiment d'argent notamment.

En matière d'affaires judiciaires, la banque elle-même n'a réalisé aucun progrès dans le litige fiscal qui l'oppose au Département américain de la justice (DoJ), a reconnu le grand patron. Concernant la répercussion des taux négatifs, Martin Scholl a indiqué que la somme de 83 millions réglée à la Banque nationale suisse (BNS) pour ce poste correspondait peu ou prou au montant récupéré auprès de divers gros clients.

En 2017, «les incertitudes macro-économiques persistantes et l'environnement difficile lié aux taux négatifs continueront à nous préoccuper», a affirmé Martin Scholl. Il est toutefois persuadé que la banque relèvera les défis grâce à son modèle d'affaires équilibré et qu'elle saura saisir les opportunités.

(ats)

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