Football – Borenovic: «Je sens que mes joueurs sont plus en confiance»
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FootballBorenovic: «Je sens que mes joueurs sont plus en confiance»

Au moment de se mesurer à Lucerne ce dimanche (16 h 30), l’entraîneur du LS affiche un optimisme plein de prudence.

par
André Boschetti
Ilija Borenovic et le LS veulent montrer contre Lucerne que les progrès récents ne doivent rien au hasard.

Ilija Borenovic et le LS veulent montrer contre Lucerne que les progrès récents ne doivent rien au hasard.

Eric Lafargue

Ilija Borenovic, malgré la défaite face à YB le week-end dernier, vous avez de quoi être un peu rassuré, non?

Même si notre prestation collective a été bonne à Berne, j’étais déçu du résultat dans un premier temps. Mais bon, il faut être réaliste aussi et chacun sait combien il est difficile de prendre des points au Wankdorf. Je suis donc satisfait de ce que l’on a proposé face au quadruple champion de Suisse. Après nos bonnes performances à Lugano, en 2e mi-temps, puis contre GC et enfin face à YB, j’ai maintenant la conviction que mon équipe est sur le bon chemin.

Dans ce contexte, le match de Coupe à Aarau, mardi, tombait bien…

Oui, d’autant plus que nous sommes allés chercher une qualification importante sur un terrain où il n’est facile de gagner pour personne. Si mes souvenirs sont bons, Sion y avait été éliminé l’an passé et Lucerne, futur vainqueur de la Coupe, avait beaucoup souffert au Brügglifeld avant de passer. Franchir le cap avec un onze passablement remanié et en maîtrisant plutôt bien la situation durant les 70-75 premières minutes est une chose rassurante. Même si, c’est vrai, la fin a été un peu pénible.

Qu’est-ce-que représente pour vous cette qualification pour les quarts de finale?

Beaucoup. La Coupe est une compétition que l’on a toujours aimée à Lausanne. Nos supporters l’adorent aussi. Et puis, je ne cache pas que le tirage au sort du prochain tour a été celui que tous les Vaudois espéraient. Pour les joueurs et le public du canton, ce quart de finale entre Yverdon et le LS sera, j’espère, une vraie belle fête du football vaudois.

La réalité est un peu moins rose en championnat, où le LS a récupéré cette dernière place qui lui colle à la peau depuis juillet. Avec un duel face à Lucerne, l’équipe qui vous précède, ce dimanche sera chaud…

Je fais le même constat qu’il y a deux semaines au moment d’affronter Grasshopper: c’est un match que nous devons impérativement gagner. Pour cela, il faudra montrer les mêmes qualités qui nous ont permis de battre GC, puis de faire jeu égal avec YB. Soit faire preuve de beaucoup d’agressivité et d’intelligence.

«Si l’on considère le rendement de Puertas, son absence est un handicap certain. Mais nous sommes aussi capables de nous débrouiller sans lui»

Ilija Borenovic, entraîneur du LS

Pas simple contre un FC Lucerne qui apparaît lui aussi en progrès depuis quelques semaines…

Effectivement. (En souriant) J’ai l’impression que nous affrontons presque chaque semaine des adversaires qui traversent une bonne période. Lucerne est, sauf erreur, invaincu depuis quatre matches maintenant si l’on tient compte de sa victoire en Coupe mercredi. C’est une équipe de qualité qui compte, comme Servette et Lugano par exemple, beaucoup d’éléments très expérimentés dans ses rangs. Cela dit, cela sera une rencontre entre deux équipes de bas de classement. Avec tout ce que cela signifie.

Un match que vous devrez jouer sans Cameron Puertas. Est-ce un lourd handicap?

Si l’on considère le rendement de Cameron ces dernières semaines, son absence est un handicap certain pour nous. Mais nous avons déjà montré à Aarau que nous sommes aussi capables de bien nous débrouiller sans lui. Il le faut car il n’est pas exclu que cette situation se reproduise encore à l’avenir. Ce dimanche, je ne sais pas encore qui le remplacera. Mais ce dont je suis certain, c’est que j’aurai pleine confiance en celui qui sera sur le terrain à sa place. Et que, comme ses coéquipiers, il fera tout pour que le LS quitte la Tuilière en vainqueur.

Sentez-vous que les récentes bonnes performances réussies ces dernières semaines amènent un nouvel élan au sein du groupe?

C’est évident, et ça se voit à l’entraînement. L’enthousiasme est plus régulier qu’auparavant. Logique, car il est compliqué d’avoir constamment le sourire lorsque le bon travail effectué la semaine n’est pas récompensé le week-end. Et cela, surtout si on a la conviction que le boulot avait été bien fait en amont.

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