Royaume-Uni: Boris Johnson va «se battre pour chaque vote»
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Royaume-UniBoris Johnson va «se battre pour chaque vote»

Boris Johnson, arrivé au pouvoir fin juillet, refuse de dire s'il démissionnerait dans l'hypothèse où il échouerait à décrocher une majorité absolue.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré dimanche qu'il se «battrait pour chaque vote» d'ici aux élections législatives de jeudi. Il s'exprimait alors que son avance sur l'opposition travailliste se réduit dans certains sondages.

«Je vais me battre pour chaque vote», a déclaré sur Sky news le Premier ministre conservateur, qui espère remporter la majorité qui lui a fait défaut pour faire adopter son accord de Brexit au Parlement.

Selon l'agrégateur de sondages du «Guardian», les conservateurs bénéficient de 11 points d'avance sur les travaillistes (43% contre 32% des intentions de votes).

Pas de réponse sur une démission

Le dirigeant conservateur, arrivé au pouvoir fin juillet, a en revanche refusé de dire s'il démissionnerait dans l'hypothèse où il échouerait à décrocher une majorité absolue. «Je vais me concentrer sur les cinq jours qui viennent parce que je pense que c'est ce que les gens de ce pays attendent», a-t-il déclaré.

Boris Johnson a fait de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne l'axe principal de sa campagne. En cas de victoire, il prévoit de présenter à nouveau aux députés son accord de Brexit conclu avec Bruxelles pour que le Royaume-Uni quitte l'UE au 31 janvier, une date déjà repoussée à trois reprises.

Très critiqué pour son indécision sur le Brexit, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a lui promis de négocier un nouvel accord avec Bruxelles et de le soumettre à un référendum, affirmant qu'il resterait «neutre» dans cette campagne.

Contradictions

Contredisant des documents gouvernementaux brandis par Jeremy Corbyn, Boris Johnson a assuré qu'il n'y aurait pas de contrôles ni de droits de douane entre la province d'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni après le Brexit, un sujet polémique depuis le début de la campagne.

Il a néanmoins admis dimanche qu'il y aurait des contrôles, mais qui ne concerneront pas les produits circulant entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. «Les seuls contrôles» qu'il y aura porteront sur les biens «venant de Grande-Bretagne via l'Irlande du Nord» à destination de la république d'Irlande, a-t-il déclaré.

A la question de savoir qu'elle était la chose la plus «vilaine» qu'il était prêt à admettre, Boris Johnson, connu pour ses frasques, a répondu «rouler à vélo sur le trottoir», au temps où il circulait à vélo. A la même question, Theresa May, qui l'a précédé à Downing street, avait répondu «courir dans un champ».

(ats)

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