Tennis - Botic van de Zandschulp se fait un nom à l’US Open
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C’est la belle histoire du tableau masculin à Flushing Meadows. Inconnu du grand public il y a une semaine, Botic van de Zandschulp défie Daniil Medvedev mardi (18h) en quart de finale.

Botic Van De Zandschulp en action lors de son 8e de finale contre Diego Schwartzman à l’US Open.

Botic Van De Zandschulp en action lors de son 8e de finale contre Diego Schwartzman à l’US Open.

USA TODAY Sports

Le Néerlandais Botic van de Zandschulp, inconnu des non-initiés qui a créé la surprise en éliminant Diego Schwartzman en 8e de finale de l’US Open, préfère affronter des joueurs meilleurs que lui. Il défie mardi (18 heures en Suisse) le No 2 mondial Daniil Medvedev pour une place dans le dernier carré.

«En fait lorsque je joue contre des gars qui sont meilleurs que moi, mon niveau de jeu s’élève. Je préfère donc affronter des joueurs qui sont au-dessus de moi, car du coup je commence à mieux jouer moi-même», a dit le 117e mondial qui s’est défait dimanche 6-3, 6-4, 5-7, 5-7, 6-1 de l’Argentin (14e).

Ce dernier lui a d’ailleurs rendu hommage malgré sa défaite: «J’ai eu un peu de chance aux troisième et quatrième sets en restant dans le match, parce qu’en fait il jouait mieux que moi. Sa tactique aujourd’hui a parfaitement fonctionné», a déclaré Schwartzman.

Rêve éveillé

Agé de 25 ans, Van de Zandschulp, dont c’est la première participation à l’US Open et même le premier séjour aux États-Unis, vit un rêve éveillé à Flushing Meadows, où il avait déjà sorti une tête de série au 2e tour, le Norvégien Casper Ruud (8e).

«Je savais que je pouvais battre des joueurs qui sont classés entre la 10e et la 20e place mondiale. Mais je ne l’ai pas fait aussi souvent, aussi régulièrement que dans ce tournoi. C’est nouveau pour moi», a-t-il souligné.

«Je peux faire laver mes vêtements tous les jours pour avoir assez d’affaires pour le reste des matches»

Botic van de Zandschulp

Il a résumé en quelques phrases son parcours, que peu connaissent: «J’ai commencé à jouer à 20 ans parce que je devais finir mes études d’abord. J’ai évolué quelques années dans les challengers. Et quand j’ai grimpé autour de la 150e place et que j’étais alors prêt à jouer les qualifications des tournois du Grand Chelem, le Covid-19 est apparu».

«Pour encore grimper au classement, il faut gagner beaucoup de points et ceux-là sont difficiles à engranger. Je me suis plutôt bien débrouillé cette année, mais cela ne s’est pas vraiment vu. Maintenant, je gagne tellement de points que je vais intégrer le top 100», a souri celui qui en effet devrait se hisser autour du 60e rang.

Avec ce parcours rallongé, pas vraiment prévu au moment de boucler les valises, le Néerlandais a enfin dû faire face à des besoins inattendus à New York. «Il y a un bon service de blanchisserie ici, donc je peux faire laver mes vêtements tous les jours pour avoir assez d’affaires pour le reste des matches», a-t-il souri.

(AFP)

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