Actualisé 15.12.2019 à 22:27

Brandt: «Ces accusations ne tiennent pas debout»

Genève

Soupçonné d'avoir violé le secret de fonction, l'élu genevois Simon Brandt réfute catégoriquement les accusations et conserve la confiance du PLR.

Simon Brandt estime «très grave» de l'accuser d'avoir oeuvré pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet.

Simon Brandt estime «très grave» de l'accuser d'avoir oeuvré pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet.

Keystone

Le député PLR genevois Simon Brandt conteste les soupçons de violation de secret de fonction contre lui. Dimanche soir, le comité directeur de la section de la Ville de Genève de son parti lui a unanimement maintenu sa confiance envers l'élu en lice pour l'exécutif.

Dans des interviews publiées en ligne, également en soirée, par la «Tribune de Genève» et «Le Courrier», le candidat revient sur son arrestation vendredi, avant sa libération le même jour dans la soirée et son audition samedi. Parmi les soupçons qui pèsent sur lui, celui d'avoir fait suivre à un tiers des données policières auxquelles il aurait eu accès grâce à sa fonction de collaborateur du service d'analyse stratégique dans cette institution.

«Ces accusations ne tiennent pas debout», affirme Simon Brandt. Il dit avoir obtenu les indications par un proche et non par les fichiers. Et reproche à la police de ne pas avoir mené des vérifications avant de l'interpeller tôt vendredi. Au total, quatre perquisitions ont été lancées le même jour, notamment chez sa mère et à son bureau. Son ordinateur personnel a été saisi.

Le député, candidat à l'exécutif municipal dans quelques mois, conteste aussi le second reproche, celui de la diffusion du rapport sur les notes de frais des fonctionnaires de la Ville. Le document est considéré comme public par le préposé aux données et à la transparence, explique-t-il.

«Plein soutien» du parti

Tout comme il estime «très grave» de l'accuser d'avoir oeuvré pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet qui l'a nommé à la police. «Mais probablement qu'à travers moi, certains souhaitent l'atteindre», ajoute-t-il.

Il dénonce le mode opératoire de la police qui est venue le «cueillir» chez lui. «Tout cela n'était pas justifié», selon lui. Libéré de son obligation de travailler, il ne retournera pas à son bureau avant que les doutes soient levés.

Cette affaire ne le dissuade pas de poursuivre dans la course pour l'exécutif de la Ville de Genève. «Elle m'a donné beaucoup d'énergie», explique-t-il. Le comité directeur de la section de la Ville de Genève de son parti, dans son entier, l'a entendu dimanche soir à sa demande. Il a affirmé au terme de la rencontre avoir maintenu «son plein soutien» au député.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!