17.06.2018 à 08:53

FootballBreel Embolo: «Comme un examen à l’école»

L’attaquant de l’équipe de Suisse sera-t-il titulaire ce soir face au Brésil? Impossible à dire. Mais il devrait de toute façon jouer un rôle en vue dans la partie.

par
Tim Guillemin, Rostov
A quelques heures d'entrer en lice à la Coupe du monde, Breel Embolo a la frite et ça se voit

A quelques heures d'entrer en lice à la Coupe du monde, Breel Embolo a la frite et ça se voit

Keystone

Même s’il a été convaincant face au Japon il y a dix jours, Breel Embolo n’est pas assuré d’être titulaire à Rostov-sur-le-Don face à la Seleçao. Mais le Bâlois possède un atout: sa capacité à bien entrer dans les matches (il l’a prouvé en Espagne lors du match précédent).

Et il faut bien le dire aussi, il est très polyvalent. «Je ne suis pas un avant-centre type, qui peut jouer tout seul devant. Par contre, tu peux me mettre en soutien d’une pointe, à gauche, à droite… Je ne suis pas le seul, d’ailleurs. On peut opter pour plusieurs schémas offensifs, c’est important», a-t-il relevé durant la préparation pour cette Coupe du monde.

L’équipe de Suisse et lui sont-ils prêts à affronter le Brésil? «Il faut! Une Coupe du monde, c’est comme un examen à l’école. Tu te prépares et il faut être prêt quand ça commence. Tu n’as pas de deuxième chance. Tout ce que tu as fait pendant deux ans, tu dois le présenter. On a travaillé, on s’est fixés un premier objectif, qui était d’aller à la Coupe du monde. C’est fait. Le prochain objectif, c’est de sortir du groupe.»

L'avis du sélectionneur et l'avis du public

Pour y arriver, la Suisse misera sur une certaine cohésion, rendue possible par la stabilité de l’effectif depuis l’arrivée de Vladimir Petkovic. «C’est vrai qu’on peut dire que cette équipe se connaît bien. Mais je ne suis pas d’accord pour dire qu’il n’y a pas de concurrence. La hiérarchie n’est pas aussi claire que ça, les lignes peuvent bouger. Le coach peut te sortir de l’équipe ou t’y faire entrer suivant tes performances, mais ce qui est sûr c’est qu’il est là pour toi-même si tu n’es pas dans un bon moment. On est comme une petite famille», explique l’attaquant de Schalke 04.

Comment vivrait-il le fait de commencer la Coupe du monde sur le banc, d’ailleurs? Pas si mal, à l’en croire. «J’ai envie de jouer, mais ce qui est bien dans le football, c’est que tu peux toujours te rattraper et faire mieux. Ce que tu as fait il y a deux semaines n’intéresse personne. C’est ce qui est beau aussi dans ce métier. Il y a l’avis du sélectionneur, mais aussi l’avis du public. Parfois, j’ai l’impression que pour les gens, si tu as raté un match, mais que tu marques, tu es au top dans leur esprit. Le coach voit les choses différemment. Ce qui est sûr, c’est que ça peut aller vite dans les deux sens». Comme lui sur son côté.

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