Catastrophe: Brésil : le barrage minier ne sera pas reconstruit

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CatastropheBrésil : le barrage minier ne sera pas reconstruit

Le barrage minier de la firme Samarco, qui a tué 17 personnes en cédant, ne sera pas reconstruit, assure son président.

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La justice brésilienne a annoncé jeudi l'inculpation de 21 personnes pour homicide après la rupture du barrage. (Jeudi 20 octobre 2016)

La justice brésilienne a annoncé jeudi l'inculpation de 21 personnes pour homicide après la rupture du barrage. (Jeudi 20 octobre 2016)

Reuters
La justice brésilienne exige des dommages et intérêts à hauteur de 41,3 milliards de francs, après la rupture d'un barrage minier, le 5 novembre 2015. Dix-sept personnes au moins ont perdu la vie dans la coulée de boue qui a suivi.

La justice brésilienne exige des dommages et intérêts à hauteur de 41,3 milliards de francs, après la rupture d'un barrage minier, le 5 novembre 2015. Dix-sept personnes au moins ont perdu la vie dans la coulée de boue qui a suivi.

AFP
Ricardo Vescovi, président de la compagnie Samarco, propriétaire du barrage qui s'est rompu le 5 novembre, a assuré dans la presse brésilienne, le 26 décembre, que le barrage ne serait pas reconstruit sur ce site. (Image d'archive - 11 décembre 2015)

Ricardo Vescovi, président de la compagnie Samarco, propriétaire du barrage qui s'est rompu le 5 novembre, a assuré dans la presse brésilienne, le 26 décembre, que le barrage ne serait pas reconstruit sur ce site. (Image d'archive - 11 décembre 2015)

AFP

Le barrage minier qui a cédé le 5 novembre dans le sud-est du Brésil, faisant 17 morts et deux disparus, ne sera pas reconstruit, a déclaré le président de la compagnie Samarco, propriétaire du barrage.

«Nous n'avons pas l'intention de reconstruire à cet endroit, étant donné tout ce qu'a représenté cet accident et ce qu'il représente encore pour l'entreprise en 38 ans d'existence», a affirmé Ricardo Vescovi, 45 ans, dans une interview au quotidien Folha de S. Paulo publiée samedi.

Revenant sur les causes du drame, le responsable a estimé qu'il allait falloir «au moins six mois, voire un an», pour savoir «ce qui s'est passé exactement ce jour là».

Boue «non toxique et inerte»

A cet égard, il a nié que le tas de déchets miniers de la compagnie Vale, voisine du barrage Fundao, ait contribué à déstabiliser le barrage : «C'est très improbable, la pile de déchets est là intacte», a-t-il dit, assurant également qu'il n'y avait pas de métaux lourds dans les déchets.

«Je vais être bien clair: les déchets de minerais de fer ne sont pas traités avec des métaux lourds; la boue de Samarco est considérée non toxique et inerte», a-t-il assuré.

Samarco est propriétaire du barrage avec ses deux actionnaires à parts égales, les géants miniers brésilien Vale et anglo-australien BHP Billiton.

Travaux

Ricardo Vescosi a démenti que les barrages de Fundao (qui a cédé) et son voisin Germano, étaient en train d'être unifiés, contrairement à ce qu'avait dit le responsable à l'Environnement de Samarco, Euzimar Rosado, le jour de l'accident.

Il a affirmé qu'il s'agissait de travaux de préparation pour relever les murs. «Nous avions l'autorisation de relever les murs de 920 à 940 mètres. Au moment de la rupture le Fundao opérait à 898 mètres», a-t-il précisé.

La rupture du barrage a été considérée comme «la plus grande catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil» par la ministre de l'Environnement, Izabella Teixera.

Lourdes conséquences

Ce barrage de déchets de minerais de fer a cédé près de la ville historique de Mariana, libérant une gigantesque coulée de boue qui a totalement submergé le village de Bento Rodrigues.

La coulée s'est ensuite répandue jusqu'à l'océan atlantique sur 650 km à travers le lit du fleuve Rio Doce.

Sur son passage, elle a tué des milliers d'animaux, dévasté des zones de forêt tropicale protégées, et laissé 280'000 personnes sans eau.

Le gouvernement brésilien a réclamé en justice 5,2 milliards de dollars aux compagnies minières responsables.

(AFP)

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