Actualisé 12.10.2017 à 19:58

Royaume UniBrexit: les négociations font du surplace

Michel Barnier n'est «pas en mesure» de recommander aux dirigeants des 27 pays restant dans l'UE de passer à la phase suivante des discussions,

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Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Keystone
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

AFP
La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

AFP

Les discussions sur la facture de sortie du Royaume-Uni sont dans une «impasse préoccupante», selon Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit. Il a toutefois estimé jeudi que des «avancées décisives» étaient possibles dans les deux prochains mois.

«Je reste persuadé (...) qu'avec une volonté politique, des avancées décisives sont à notre portée dans les deux mois qui viennent», a assuré M. Barnier lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Il s'exprimait au terme de la cinquième session de négociations avec les Britanniques sur les conditions du divorce entre Londres et l'Union européenne (Brexit).

Le Français a souligné que la partie britannique n'était toujours pas prête à dire combien elle était prête à payer en règlement de ses engagements financiers. «Pour ce qui est de cette question, nous sommes dans une impasse, ce qui est très inquiétant pour des milliers de projets partout en Europe et aussi inquiétant pour ceux qui y contribuent», a-t-il dit.

Le solde que devra verser le Royaume-Uni est officieusement évalué côté européen entre 60 et 100 milliards d'euros, selon les sources. Les négociateurs européens ne demandent pour l'instant pas d'engagement chiffré à Londres, mais un accord de principe sur une méthode de calcul, encore loin d'être atteint.

Pas au sommet d'octobre

Conséquence de cette impasse, Michel Barnier a d'ores et déjà annoncé qu'il ne serait «pas en mesure» de recommander aux dirigeants des 27 pays restants de l'UE, qui se réunissent en sommet les 19 et 20 octobre prochains, de passer à la phase suivante des discussions. Celles-ci doivent porter sur le futur cadre des relations commerciales.

Cette nouvelle étape est réclamée impatiemment par le Royaume-Uni. Le ministre britannique en charge du Brexit David Davis a d'ailleurs exhorté les dirigeants des 27, malgré les déclarations de son homologue européen, à s'engager.

Mais l'UE exige, avant de passer à toute discussion approfondie, d'avoir enregistré des «progrès suffisants» dans trois dossiers prioritaires: le règlement financier, le sort des expatriés et les conséquences du Brexit pour l'Irlande. Michel Barnier a tout de même fait état d'une certaine évolution sur les deux dernières questions.

Tous les scénarios

Son interlocuteur britannique, qui s'exprimait lors de la même conférence de presse à l'issue de quatre jours de discussions, a confirmé qu'il restait beaucoup de travail à faire. Il a ajouté que Londres se préparait à tous les scénarios, y compris celui d'une absence d'accord avec Bruxelles.

David Davis a fait part de sa confiance sur la possibilité de trouver prochainement un accord sur la question des droits des expatriés européens en Grande-Bretagne et sur ceux des Britanniques vivant dans un pays de l'UE. Mais le cas de l'Irlande et de la frontière avec la province britannique d'Irlande du Nord ne peut être séparé de la nature de la future relation, selon lui.

«C'est l'une des raisons pour laquelle nous ne pouvons encore résoudre toutes les questions, jusqu'à ce que l'on sache exactement ce que seront les arrangements finaux sur la situation douanière et le marché unique», a-t-il avancé en conférence de presse.

Theresa May se veut encourageante

Theresa May a quant à elle affirmé jeudi après-midi qu'un accord était proche, notamment sur ce dossier des expatriés: «Il y a eu vraiment de bons progrès dans ces discussions. Michel Barnier a lui-même reconnu que nous serions capables dans les prochaines semaines d'avancer de manière constructive», a-t-elle dit à des journalistes.

Les dirigeants européens ont multiplié ces dernières semaines les déclarations laissant entendre que le calendrier idéalement envisagé - faire un point sur les avancées lors du sommet d'octobre - ne pourrait pas être tenu. Mardi, le président du Conseil européen Donald Tusk avait dit espérer pouvoir le faire en décembre, lors du sommet suivant.

(ats)

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