Crise: Brico-jardin: les cantons dénoncent une concurrence déloyale
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CriseBrico-jardin: les cantons dénoncent une concurrence déloyale

Les enseignes de jardinage et de bricolage ont également le droit de vendre tout leur assortiment, ce qui crée une distorsion avec les commerces qui doivent rester fermés.

Les grandes enseignes de bricolage ont l'autorisation de vendre l'entier de leur assortiment, dont des vélos ou des meubles, que les autres commerces ne peuvent pas vendre.

Les grandes enseignes de bricolage ont l'autorisation de vendre l'entier de leur assortiment, dont des vélos ou des meubles, que les autres commerces ne peuvent pas vendre.

laurent Gillieron, Keystone

Le Gouvernement jurassien a adressé mardi une lettre au Conseil fédéral. Il appuie une démarche coordonnée de la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique (CDEP).

La missive dénonce le retour en arrière de la Confédération en faveur des grandes enseignes de jardinage et de bricolage, qui ont l’autorisation de vendre l’ensemble de leur assortiment.

Aucune communication

«La Confédération, constate le Gouvernement jurassien, a modifié lundi 27 avril 2020 ses directives pour préciser que les grandes enseignes proposant des produits de jardinage et de bricolage peuvent vendre l’ensemble de leur assortiment. Une modification qui n’a fait l’objet d’aucune communication.»

Des vélos et des meubles de jardin

Dans sa lettre, il demande à la Confédération d’y remédier dans les meilleurs délais: «Si les grandes enseignes actives dans le jardinage et le bricolage ont l’autorisation de vendre l’ensemble de leur assortiment, il y a dès lors concurrence déloyale avec ceux contraints à rester fermer. On pense par exemple à la vente de vélos ou encore de meubles de jardin».

E.F.

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