Football – Brighton Labeau: «Les miens sont la raison de mon succès»
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FootballBrighton Labeau: «Les miens sont la raison de mon succès»

L’attaquant français du Stade Lausanne Ouchy a brillé vendredi soir, dans le brouillard de la Pontaise. Il a relancé le club vaudois en Challenge League.

par
Robin Carrel
(Lausanne)
Le Français, cet été, face à Vaduz.

Le Français, cet été, face à Vaduz.

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Depuis qu'il a intégré les rangs professionnels, le club de la Pontaise a régulièrement eu la main heureuse en ce qui concerne les attaquants de pointe. La première saison, c'est Zeki Amdouni, aujourd'hui buteur de la Suisse M21, qui est arrivé de Carouge. Quinze buts et 5 passes décisives plus tard, il a rejoint le LS contre un chèque de quelque 700'000 francs l'été dernier.

L'exercice suivant, en quête d'un finisseur lors du mercato hivernal, c'est le Congolais Guy Mbenza qui a débarqué en urgence, en prêt du Royal Anvers, pour assurer les buts courants. L'actuelles carte offensive du Wydad Casablanca en a claqué 7 en 15 parties, avant de repartir d'où il était venu. Il a fait place à Brighton Labeau cet été et le SLO n'a pas à le regretter, loin de là. «Comme quoi cette équipe a le flair pour bien recruter!», s'est marré le Stadiste vendredi soir.

Car dans des Hauts de Lausanne frigorifiés, comme bien souvent de septembre à avril, le natif de Seine-Saint-Denis a sorti son club de la gonfle. Les Vaudois n'avaient plus gagné ni marqué en Challenge League depuis un mois et demi? Le joueur formé à Monaco a sorti une partie majuscule de son chapeau. Un but, une passe décisive et des occasions comme s'il en neigeait. Un soulagement pour tout le monde.

«Oh que oui, cette victoire fait du bien, a soufflé le Français de 25 ans. On sortait de quelques semaines compliquées. La trêve internationale nous a permis de travailler et je pense que ça s'est vu ce soir (ndlr: vendredi). On a pu faire un match complet, de la première à la dernière seconde.» Un succès qui a permis aux Lausannois de dépasser Thoune, leur adversaire du soir, et de monter sur le podium provisoire de 2e division.

Le néo-Vaudois réalise un début de saison intéressant, lui qui a planté 7 buts en 13 parties avec sa nouvelle formation. «Je suis venu ici pour essayer d'apporter mon soutien à l'équipe et travailler un maximum pour l'aider», a-t-il souri, avant de tempérer un peu son enthousiasme, en raison des quelques actions galvaudées en 2e période contre les joueurs de Suisse centrale. «Quand on est attaquant, on veut toujours en mettre plus, c'est sûr. Mais je suis content d'avoir pu aider.»

«J'espère que ça continuera ainsi, car les miens sont la raison de mon succès. Quand on est bien entourés...»

Brighton Labeau

A 25 ans, celui qui avait débuté chez les pros le 5 août 2017 avec Amiens face au PSG a déjà pas mal bougé au cours de sa jeune carrière. Après sa formation monégasque, il a évolué dans la Somme, été prêté à Créteil et Villefranche, avant de tenter sa chance en Roumanie (Rapid Bucarest) et en Belgique (Union St-Gilloise). «Je suis super bien ici, a dit cet homme marié et déjà papa à deux reprises. Le principal, c'est que ma famille se sente bien ici. Moi, j'y suis heureux. J'espère que ça continuera ainsi, car les miens sont la raison de mon succès. Quand on est bien entourés...»

Labeau garde un excellent souvenir de son passage en Belgique. Il y a aidé la Royale Union saint-gilloise à monter en Jupiler League la saison dernière, avec 6 buts et 2 passes décisives au compteur et en étant titulaire lors des rencontres importantes du printemps. Le Français a terminé la saison titulaire d'un club qui crée encore la surprise cette année, en faisant la nique aux puissants Anvers, Bruges, Genk, Anderlecht et on ne parle même plus du Standard.

«Je les suis encore beaucoup. J'ai laissé beaucoup d'amis là-bas, a-t-il évoqué avec les yeux qui brillent. Chaque week-end j'essaie de regarder leur rencontre! Ca me fait vraiment plaisir qu'ils soient en tête du classement. Je leur souhaite une très belle saison et qu'ils arrivent au moins à accrocher l'Europe. C'est vraiment un club pas comme les autres.» Le SLO aussi, à sa manière.

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