Actualisé

LyonBrigitte Bardot soulagée après le sauvetage des éléphantes

Après la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté d’abattage des éléphantes de Lyon, l'amie des animaux a exprimé mercredi sa satisfaction.

Brigitte Bardot avait milité dès le début pour le sauvetage des deux éléphantes.

Brigitte Bardot avait milité dès le début pour le sauvetage des deux éléphantes.

AFP

Brigitte Bardot qui s’était mobilisée dès le début en faveur des éléphantes Baby et Népal soupçonnées d’être atteintes de tuberculose, a fait part de son soulagement après la décision du Conseil d’Etat, mercredi, de suspendre un arrêté d’abattage.

"C'est un soulagement : le Préfet du Rhône n'a rien voulu entendre ni rien faire pour connaître l'état sanitaire des éléphantes. Le Conseil d'Etat remet chacun à sa place et c’est très bien comme ça", a indiqué la présidente de la Fondation Bardot dans un communiqué transmis.

"On n'a pas le droit moral de faire abattre des animaux par principe de précaution, c'est ignoble. Baby et Népal sont isolées depuis plus de 2 ans, elles ne représentent une menace pour personne", a ajouté l’ancienne actrice. Pour Brigitte Bardot, "l'urgence maintenant est de commencer les tests sur ces éléphantes (...) que (sa) fondation s'est engagée à financer".

Esclavagisme animalier

Rappelant qu’elle dénonce "l’esclavagisme animalier", Brigitte Bardot estime que "ces animaux sont trop âgés pour être exploités dans un cirque". Baby et Népal, 42 et 43 ans, "sont de vieilles dames, on doit maintenant leur trouver un lieu adapté, les soigner si besoin et leur foutre la paix", a-t-elle ajouté, remerciant le président François Hollande pour son soutien déterminant.

"J'espère que nous pourrons travailler ensemble pour que la France ne soit plus la lanterne rouge de la protection animale, il a promis le changement et dans ce domaine nous en avons besoin maintenant", a conclu Brigitte Bardot. Début janvier, elle avait menacé de "demander la nationalité russe" si les deux éléphantes étaient euthanasiées "afin de fuir ce pays qui n’est plus qu’un cimetière d’animaux".

Arrêté suspendu

Le Conseil d’Etat a suspendu mercredi l’arrêté d’abattage des éléphantes Baby et Népal, hébergées au zoo de Lyon et soupçonnées d’être atteintes de tuberculose. Dans sa décision, la juridiction administrative a jugé qu’il ne ressort pas du dossier "que des mesures autres que l’abattage des animaux (...) ne seraient pas de nature à permettre de prévenir efficacement les risques de contamination". Le Conseil d’Etat a estimé qu’il existait des "doutes sérieux" sur "la légalité des mesures prescrivant l’abattage des animaux".

"Compte tenu de l’ancienneté et du caractère peu probant des tests réalisés auparavant sur les éléphants, de la possibilité technique d’effectuer des examens complémentaires (....), il existe, à ce stade de la procédure, un doute sérieux quant au caractère proportionné du choix de la mesure d’abattage", écrit-il.

Ennuis depuis l'été dernier

Les ennuis pour Baby et Népal, 42 et 43 ans, ont commencé en août quand est morte leur voisine d’enclos au zoo du parc de la Tête-d’Or, Java, 67 ans. Java était alors la plus vieille éléphante en captivité en Europe et les tests pratiqués à sa mort ont montré qu’elle était atteinte de tuberculose.

Or de précédents examens sanguins réalisés en septembre 2010 sur Baby et Népal avaient déjà conclu à leur possible exposition à cette maladie et conduit les responsables du zoo à les éloigner du public, en raison du risque de contamination.

Le préfet du Rhône avait ordonné en décembre 2012 l’euthanasie des deux éléphantes, suscitant l’émotion des amoureux des animaux, des associations de défense et de nombreuses personnalités, qui se sont mobilisées sans relâche contre l’arrêté préfectoral demandant à la mairie de Lyon d’abattre les animaux au nom des risques pour la santé publique.

(AFP)

Votre opinion