Publié

PoubellesBruxelles tance Rome pour sa gestion des ordures

La Commission européenne a donné deux mois à l’Italie pour mettre en conformité la gestion des déchets à Rome, où une grande quantité d’ordures est mise en décharge sans être traitée.

Après Naples, c'est au tour de Rome de subir les foudres de Bruxelles sur ses déchets.

Après Naples, c'est au tour de Rome de subir les foudres de Bruxelles sur ses déchets.

AFP

La capitale italienne se retrouve ainsi ciblée par Bruxelles après le bras de fer entamé en 2007 contre la ville de Naples, confrontée depuis plusieurs années à "une crise des déchets".

Dans un avis publié jeudi, la Commission indique que la décharge de Malagrotta, située dans le Latium (région de Rome), "contient des déchets qui n’ont pas été soumis au prétraitement requis" du fait "d’une interprétation étroite par les autorités italiennes de la notion de +prétraitement approprié+".

Cela concerne un "volume considérable" de déchets, selon la Commission, qui évalue à "plus d’un million de tonnes par an dans la province de Rome" le déficit en termes de capacités de traitement.

Au bord de l’asphyxie

Considérée comme la plus grande décharge d’Europe, Malagrotta absorbe chaque jour 4500 tonnes d’ordures et est depuis des années au bord de l’asphyxie. Le gouvernement italien vient d’abandonner le projet de créer une décharge à ciel ouvert aux abords de la Villa d’Hadrien, une idée qui avait provoqué une levée de boucliers dans le pays.

"Les décharges exploitées en violation de la législation de l’UE sur les déchets constituent une menace grave pour la santé humaine et l’environnement", souligne Bruxelles, en exprimant ses craintes que d’autres décharges du Latium soient dans la même situation.

Sur recommandation de Janez Potocnik, commissaire chargé de l’environnement, la Commission a donc décidé d’adresser un avis motivé à l’Italie, "qui dispose à présent d’un délai de deux mois pour se mettre en conformité", au risque d’une saisie de la Cour de justice de l’UE.

La législation européenne dispose que les déchets doivent être soumis à des traitements physiques, thermiques, chimiques ou biologiques, y compris le tri, avant d’être mis en décharge. Leur broyage ne suffit pas, contrairement à ce qu’estiment les autorités italiennes.

(AFP)

Votre opinion