24.04.2018 à 16:19

BrexitBruxelles veut prendre la Suisse pour modèle

La Commission européenne vante l'équivalence des régimes financiers, dont bénéficie par exemple la Bourse suisse.

Photo d'illustration.

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Keystone

Le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a défendu mardi à Londres le régime des équivalences. Il estime qu'il s'agit d'une solution acceptable pour les services financiers après le Brexit.

«L'équivalence a fait ses preuves en tant que solution pragmatique qui marche dans de nombreuses circonstances et cela peut marcher pour le Royaume-Uni après le Brexit également», a déclaré le responsable européen, par ailleurs chargé des services financiers, dans un discours prononcé lors de la City Week.

Les équivalences sont des exemptions conférées par la Commission européenne pour permettre à des entreprises financières de pays non membres de l'Union européenne (UE) de commercer au sein de l'union depuis leur propre pays.

Les milieux financiers britanniques ont été jusqu'à présent critiques de cette solution, soulignant notamment que ce régime est strictement encadré et révocable, ce qui nourrit l'incertitude. Ils espèrent plutôt que le services financiers seront intégrés dans un accord de libre-échange plus large, une solution défendue par le gouvernement britannique, mais plus fraîchement par l'UE.

Voie possible pour avancer

Lors d'un discours en mars, le ministre britannique des Finances Philip Hammond n'avait toutefois pas exclu de discuter de régimes d'équivalences à condition qu'ils soient le fruit d'un accord mutuel et d'analyse objective.

Le système d'équivalence «n'est pas idéal, cela a des défauts», mais c'est une voie possible pour avancer, a estimé M. Dombrovkis, interrogé sur le sujet après son discours. Le dirigeant européen a par ailleurs précisé qu'il discuterait du Brexit, prévue en mars 2019, avec M. Hammond et le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney dans la journée à Londres.

De grands acteurs financiers ont déjà prévenu qu'ils allaient transférer activités et emplois vers l'UE, même si l'ampleur de ces mouvements semble plus limitée que redouté. Dans un entretien à la BBC vendredi dernier, M. Hammond estimait que le nombre d'emplois financiers perdus par Londres au profit de l'UE va «rester assez faible» l'an prochain et ce notamment du fait d'un accord sur une période de transition.

(ats)

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